img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
Dossier Cet article est issu du dossier «Réforme de la Moudawana» Voir tout le sommaire
DROIT

Moudawana : des progressistes pleins d'espoir dans l'attente de l'arbitrage royal

Le très attendu projet de réforme de la Moudawana sera connu dans ses grandes lignes après l'arbitrage du Roi, Amir Al Mouminine. A la lumière du débat des derniers mois, de nombreux Marocains que l'on peut qualifier de progressistes, espèrent de nouvelles avancées consistantes. Médias24 soutient cette espérance de réformes volontaristes. La Moudawana est plus qu'un code juridique, c'est une sorte de constitution civile et un projet de société.

Moudawana : des progressistes pleins d'espoir dans l'attente de l'arbitrage royal
Par
Le 3 avril 2024 à 16h25 | Modifié 4 avril 2024 à 7h36

Dans cette réforme en cours, l’on parle de révolution car on s’attend à une modernisation du code de la famille qui viendra “corriger les dysfonctionnements et les lacunes que l’expérience de sa mise en oeuvre judiciaire a révélés”, comme l’a souligné le Roi Mohammed VI dans la lettre adressée au chef du gouvernement.

Le Souverain y a mis l’accent sur l’objectif de ce projet. Il s’agit de réaliser une “mise à niveau en total accord avec la charia et les spécificités de la société marocaine”, tout en insistant sur une approche marquée du sceau de la “modernisation” et de “l’ijtihad ouvert”.

Un ijtihad que les personnes progressistes s’attendent à voir dans le projet de code de la famille dont “le changement est indéniable”.

Médias24 a contacté deux personnalités connues pour leur militantisme en faveur d’une équité dans le code de la Famille, dont les attentes et espérances versent dans le même sens. Il s’agit de l’ex-ministre de la Famille, Nouzha Skalli, et du penseur et chercheur en études islamiques, et conseiller du ministre de la Justice, Mohamed Abdelouahab Rafiqui, également connu sous le nom de “Abou Hafs”. 

Pour la militante Nouzha Skalli, “les attentes de l’ensemble du mouvement féministe, partagées avec tous les actrices et acteurs concernés par les droits humains, les droits des femmes et des enfants, sont celles d’un code de la Famille adapté a la réalité concrète du 21ème siècle et tourné vers la mise en œuvre des valeurs de justice et d'égalité comme prônées  par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il s’agit aussi d'harmoniser le code de la famille avec les dispositions de notre Constitution comme celle-ci s’y engage. Et il s’agit d'harmoniser les lois avec les conventions internationales qui constituent un engagement de l’État, sachant que la Constitution reconnait leur suprématie par rapport aux lois internes”.

“Nous souhaitons avoir un code de la Famille qui prend en compte la réalité et les mutations qu'ont connues la société et les familles dans leur composition et dans les rôles joués par les femmes marocaines. Il est impératif que le nouveau code repose sur l’égalité et élimine les discriminations et les injustices”, déclare-t-elle. 

De son côté, le penseur, chercheur et conseiller du ministre Ouahbi ne doute pas du changement important qui sera opéré. “Du moment que le chantier de réforme a été ouvert, c’est pour procéder au changement, ce n’est pour le maintenir comme avant. D’autant plus que les discours royaux ont souligné les dysfonctionnements du texte actuel et de sa mise en oeuvre. On peut avoir des avis différents sur le contenu mais opérer un changement est indéniable”. 

> Lire aussi : Droit des successions : "La règle du taâsib n'émane ni du Coran ni de la sunna" (Abou Hafs)

Débats parlementaires orageux

Les propositions établies par l’instance tripartite chargée du pilotage de la réforme de la Moudawana n’ont pas été rendues publiques. Elles ont été transmises au chef du gouvernement qui se chargera de les soumettre au Roi.

Viendra ensuite, comme l’a précisé le Souverain dans sa lettre, l’étape de l’élaboration finale du code de la famille en vue de le soumettre  pour approbation au Parlement.

Il convient de rappeler que ce Parlement est dominé par le PAM et le RNI, deux partis supposés libéraux sur le plan social. L’Istiqlal vit, quant à lui, des contradictions sur ce plan et sa position, telle qu'elle a été révélée après son audition par la commission, est mitigée.

Il fait partie, avec le PJD, des rares partis politiques à ne pas s'opposer à la polygamie. En estimant que c'est un fait rare, le Parti de l'Istiqlal propose de lui en compliquer davantage l'accès en s'assurant que la femme ait le droit de s'y opposer

En matière d'héritage, le Parti de l'Istiqlal ne souhaite "rien changer à ce qui est prévu dans les textes incontestables". Sans rentrer dans les détails, cette position dégage une certaine réticence à se positionner clairement.

En attendant la version finale qui sera soumise au Parlement, le projet de réforme de la Moudawana est sur la dernière ligne droite, avant la révélation des nouveautés qui viendront réduire les injustices et révolutionner la vie de famille et le statut de la femme jusque là largement discriminée.

L’on s’attend donc à ce que le passage du projet de loi au Parlement soit accompagné de débats passionnés, face à la voix de la réforme qui n’est autre que le ministre de la Justice et membre de l’instance chargée de la révision de la Moudawana, Abdellatif Ouahbi.

Il fera partie de ceux qui défendront le texte en affrontant l’opposition. Celle-ci n’étant pas composée du bloc habituel, puisque le PPS et l’USFP se montrent plus ouverts à la modernisation.

> Lire aussi : PI, PPS, USFP, PJD et FGD : ce que proposent les partis pour la Moudawana

En tous les cas, de par les positions respectives de chaque parti, les débats s'annoncent animés, notamment au sujet de l’héritage par agnation et de la polygamie. Ceux-ci divisent entre ceux qui souhaitent revoir le système successoral en supprimant l’héritage par agnation et ceux qui sont contre. Au milieu, certains proposent un juste milieu qui permet de s’adapter aux évolutions de la société.

Le CNDH - entre autres - a proposé de ne pas inclure l’habitation familiale dans l’héritage, afin de s’assurer que l’épouse restée en vie, par exemple, n’en soit pas évincée.

Concernant la polygamie, là encore les avis divergent. Si la rareté de cette pratique est constatée à l’unanimité, les solutions sont quant à elles différentes. Plusieurs partis politiques, instances et membres de la société civile ont plaidé pour la suppression de la polygamie. Pour d’autres, il suffit d’en durcir le recours.

Jusqu'où peuvent aller les espérances des modernistes ?

Mais d’autres sujets font l’objet d’un consensus apparent. L’on s’attend donc à leur adoption avec moins de difficultés. Il s’agit notamment du droit à la filiation à prouver par test ADN ; du mariage des mineurs à supprimer, voire à incriminer ; ou encore de l’équité en matière de garde et de tutelle de l’enfant.

L’adoption du choix en matière de succession (testament ou système actuel de partage), est également espérée par de nombreux libéraux. Il s’agit d’un sujet très peu, voire pas du tout controversé, pour l’instant. L’on peut même dire qu’il est passé sous silence.

À contrario, le mariage des mineurs fait davantage parler, alors que le sujet semblait faire l’objet d’un consensus compte tenu de sa gravité et des désastreuses conséquences qu’il engendre tant sur la femme de manière individuelle que sur la société marocaine de manière générale.

Réhabiliter le testament

Nos deux interlocuteurs, Nouzha Skalli et Mohammed Abdelouahab Rafiqui, se rejoignent sur ces trois points - entre autres. La première estime qu’il faudra “reconnaître les enfants nés en dehors du cadre du mariage dont la filiation peut être prouvée par ADN, de manière à ce que la responsabilité soit assumée par le père et la mère. Il ne faut pas que les mères célibataires soient seules à subir les conséquences d’un acte à deux. Sans oublier les conséquences sur l’enfant forcé à venir au monde, en l’absence de possibilité d’avortement”. 

Pour Abou Hafs, le test ADN doit être considéré comme preuve de filiation et doit permettre de “responsabiliser le père biologique”. 

Concernant le mariage des mineurs, Nouzha Skalli considère qu’il doit être “catégoriquement interdit, conformément à l’engagement du Maroc à l’international. Et les contrevenants doivent être sanctionnés. Idem pour la polygamie”.

Elle rappelle qu’on “ne peut pas laisser croire que c'est un choix de l'adolescente de se marier si jeune, car il n’existe pas de liberté sexuelle au Maroc. En réalité, c’est un mariage arrangé et un mariage subi qui est même considéré comme un mariage forcé vu que la fille de moins de 18 ans est une enfant et ne peut donner un consentement valide”.

De son côté, Abou Hafs rappelle que “l’exception accordée par le législateur, en matière de mariage des mineurs, s’est transformée en normalité”. Selon lui, “le mariage des mineurs a prouvé qu’il engendrait de nombreux soucis tant au niveau de la santé physique que psychique, mais aussi sur le plan éducatif”. 

En matière de succession, il évoque “la nécessité de revoir le système successoral qui prévoit l’héritage par agnation (taâsib) qui n’émane pas d’un texte coranique et qui prive les femmes de gérer l’héritage de leur père”. Il s’attend également à “libérer l’usage du testament des conditions qui l'enchaînent”. 

Du même avis, Nouzha Skalli estime qu’il est aussi “nécessaire de mettre fin aux discriminations en matière d’héritage, notamment en supprimant l’interdiction de l’héritage de l’épouse non musulmane. Il faut supprimer le taâsib (héritage par agnation) en faveur des collatéraux qui n’a rien de coranique. Sans oublier que la réhabilitation du testament nécessité de le libérer des conditions qui l’entourent, surtout que le Coran recommande d’adopter le testament en faveur des parents et des proches”. 

Pour elle, il est aussi nécessaire, à travers cette réforme, que le rôle de la femme dans la famille soit reconsidéré. Il ne s’agit pas d’une mineur à prendre en charge. Aujourd’hui, les femmes travaillent et contribuent a l’entretien de leur famille ou même la prennent entièrement en charge dans de nombreuses situations. L'article 4 du texte actuel prévoit la co-responsabilité entre le mari et la femme pour diriger la famille. Et les femmes assurent largement leur part en termes de devoir mais elles sont privées des droits qui en découlent. Ce qu’il faut, c’est décliner le principe d'égalité à travers toutes les dispositions du code”.

Une lecture progressiste des textes

En somme, Nouzha Skalli estime que “rien ne doit nous empêcher de faire une lecture plus progressiste du Coran sur la base des valeurs d’égalité et de justice. Les détracteurs de la réforme ne discutent pas les mesures dans le cadre d’un débat mais rejettent la réforme”. 

“Il n’est pas compréhensible que certains foqahas ferment la porte de ijtihad et veuillent nous imposer de nous soumettre à des lectures datant de plusieurs siècles et adaptés à la réalité des siècles révolus. Pourtant, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a bien évoqué l’ijtihad ouvert et tolérant, recherchant les nobles finalités d'égalité et de justice dans la lettre adressée au chef du gouvernement au sujet du chantier de la réforme de la Moudawana”. 

Et d’ajouter : “Aujourd’hui, le courant de l’islam politique fait tout le contraire et refuse tout progrès tout en agressant violemment les militantes qui connaissant tout particulièrement les violences et injustices vécues par les femmes. Je condamne toute forme de menace et de violences verbales subies par les femmes du mouvement féministe et appelle à les protéger et à punir sévèrement les auteurs des menaces terroristes contre les militantes et leurs familles”. 

Tutelle et garde de l'enfant

Par ailleurs, le conseiller du ministre Ouahbi, considère également qu’il faut “chercher des solutions en matière de tutelle et de garde car l’expérience précédente a dévoilé de nombreux problèmes pour la gardienne, tant sur le plan administratif que financier et légal. De simples actions comme le transfert de l’enfant d’une école à une autre ou les procédures liées aux documents administratifs ne peuvent être effectuées par la mère gardienne”. 

”Il s’agit d’une des problématiques qui méritent que l’on se penche dessus dans le cadre de cette réforme. C’est aussi le cas pour les formes de divorces. La pratique a démontré que seulement deux types sont utilisés. Il n’y a donc pas d’intérêt à multiplier les voies de divorces”, estime-il. 

Le mariage de la Marocaine avec le non-musulman

D’autre part, nos deux interlocuteurs ont, chacun de son côté, exprimé leur souhait de voir supprimer l’interdiction du mariage de la femme marocaine au non-musulman. Pour Nouzha Skalli, “il est temps de mettre fin à l’aberration selon laquelle l’homme non musulman doit se convertir à l’Islam, ne serait-ce que formellement, pour pouvoir épouser une marocaine alors que nous avons, aujourd’hui, plus de 5 millions de marocains du monde dont 50% sont des femmes. C'est contraire aux valeurs coraniques d'imposer a quelqu'un d'embrasser la religion musulmane”. 

LIRE AUSSI : Notre dossier “Réforme de la Moudawana”

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 3 avril 2024 à 16h25
SOMMAIRE DU DOSSIER
Chargement...
Réforme de la Moudawana : mariage, ADN, polygamie et héritage… nouveaux commentaires de Abdellatif Ouahbi


Chargement...
L'avant-projet de réforme de la Moudawana va être rédigé par une commission interministérielle


Chargement...
Moudawana. Des militantes de gauche critiquent les grandes lignes de la réforme


Chargement...
Comprendre les propositions de réforme de la Moudawana : mariage, divorce, polygamie et héritage


Chargement...
Article 400 de la Moudawana : la référence malékite sera-t-elle maintenue ?


Abdelkebir Tabih



Chargement...
Réforme de la Moudawana : des militantes expriment leur “grande déception” quant au Taâssib et à la filiation par ADN


Chargement...
Réforme de la Moudawana : voici la réaction du RNI et du PAM


Chargement...
Réforme de la Moudawana : voici la réaction du PPS


Chargement...
Code de la famille : les approbations, réserves et propositions du Conseil supérieur des Oulémas


Chargement...
Moudawana : voici les principaux axes au coeur de la réforme (Ouahbi)


Chargement...
Moudawana : des progressistes pleins d'espoir dans l'attente de l'arbitrage royal


Chargement...
Révision de la Moudawana : les courageuses positions du CNDH


Chargement...
L’Instance chargée de la révision du Code de la famille clôture ses séances d’audition


Chargement...
PI, PPS, USFP, PJD et FGD : ce que proposent les partis pour la Moudawana


Chargement...
La réforme de la Moudawana au cœur de la 1re édition des Assises du féminisme


Chargement...
Moudawana : “Il faut séparer la filiation du mariage” (Latifa Bouchoua)


Chargement...
Des collectifs féministes appellent à repenser le fond et le vocabulaire du Code de la famille


Chargement...
Moudawana. Héritage, filiation, mariage des mineurs... les propositions du Collectif pour les libertés individuelles


Chargement...
Pension alimentaire. “La majorité des femmes qui ont la garde de l’enfant en supportent largement les frais” (Nouzha Skalli)


Chargement...
Moudawana : l’impact économique et social de la réforme sur la famille au cœur des recommandations d’ESPOD


Chargement...
Réforme de la Moudawana. “La suppression du mariage des mineurs est indiscutable” (Me Tabih)


Chargement...
Réforme de la Moudawana : “La charia est faite de justice et de miséricorde” (Ahmed Abbadi)


Chargement...
Réforme de la Moudawana : la Coordination féminine livre ses propositions


Chargement...
Divorce. À l’amiable vs discorde : ce que dit la data des tribunaux de la famille


Chargement...
Moudawana : ce que nous dit la composition de l’équipe chargée du pilotage de la réforme


Chargement...
La Moudawana bientôt dépoussiérée, retour sur les principales revendications et pistes de réforme


Chargement...
Le CNDH lance un groupe de travail sur la réforme de la Moudawana


Chargement...
Sept associations féministes s’allient pour la réforme de la Moudawana


Chargement...
La réforme de la Moudawana en débat à Rabat


Chargement...
Code de la famille : “Nous avons besoin d’un changement radical de cette Moudawana” (Aicha Loukhmas)


Chargement...
Réforme de la Moudawana : “Consacrer l'égalité et abroger la qiwamah” (Rachida Tahri)


Chargement...
Moudawana. Une réforme globale, de réelles chances d'égalité dans l'héritage (Rabéa Naciri)


Chargement...
Moudawana. “Il est inconcevable de faire fi de la question de l’égalité dans l’héritage” (Nouzha Skalli)


Chargement...
Réforme de la Moudawana : à quoi faut-il s'attendre ? (Fatna Sarehane)


Chargement...
Le discours du Trône ouvre la voie à une révision de la Moudawana et à une mise à jour des autres textes


à lire aussi

الاتحاد الأفريقي: المغرب في موقف قوي مقابل الجزائر
Arabic Content

Article : الاتحاد الأفريقي: المغرب في موقف قوي مقابل الجزائر

على الرغم من أن الجزائر حصلت على نائب رئاسة الاتحاد الأفريقي، إلا أن المغرب هو الذي يستفيد من الوضع، مؤكدًا نفسه كقوة لا يمكن تجاهلها. تحقيق حول تأثير متزايد.

BMCE Research : Dynamique du Marché et Prime de Risque
Quoi de neuf

Article : BMCE Research : Dynamique du Marché et Prime de Risque

BMCE Research redéfinit la prime de risque actions, révélant une baisse significative et un marché en pleine mutation, soutenu par des anticipations optimistes.

Amir Rao : “AWS permet de traiter des données localement tout en utilisant des services avancés”
gitex 2025

Article : Amir Rao : “AWS permet de traiter des données localement tout en utilisant des services avancés”

Lors du Gitex Africa 2024, l’interview avec Amir Rao, directeur de la gestion des produits Telco chez AWS, dans le M24 Live Studio a mis en lumière les ambitions et les initiatives de l'entreprise en collaboration avec Orange pour déployer des zones AWS WaveLAN au Maroc et au Sénégal. Cette collaboration vise à renforcer l'écosystème technologique africain, à favoriser l'innovation et à répondre aux exigences réglementaires locales.

Union Africaine : Maroc en Position de Force Face à l'Algérie
NATION

Article : Union Africaine : Maroc en Position de Force Face à l'Algérie

Bien que l'Algérie ait sécurisé la vice-présidence de l'UA, c'est le Maroc qui tire son épingle du jeu, s'affirmant comme une puissance incontournable. Enquête sur une influence croissante.

Les horaires de prière à Casablanca pour le mercredi 15 avril 2026
PRIÈRES MAROC

Article : Les horaires de prière à Casablanca pour le mercredi 15 avril 2026

Voici les horaires de prière à Casablanca, la capitale économique du Maroc.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité