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La Bourse de Casablanca courtise les acteurs de l'industrie agroalimentaire

La Bourse de Casablanca courtise les acteurs de l'industrie agroalimentaire
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Le 2 février 2025 à 12h24 | Modifié 2 février 2025 à 12h24

Pour dissiper les craintes liées à la bourse et présenter son potentiel comme levier de financement, le ministère de l'Industrie, la Bourse de Casablanca, l'AMMC et le secteur privé se sont réunis avec les entreprises agroindustrielles lors d'une journée de travail, ce vendredi 31 janvier. L'évènement a été marqué par des témoignages d'entreprises cotées et l'engagement de Chakib Alj, président de la CGEM, d'introduire une de ses entreprises en bourse.

Ce vendredi 31 janvier, le ministère de l'Industrie, la Bourse de Casablanca, l'AMMC, la CGEM ainsi que les fédérations sectorielles de l'agro-industrie se sont réunis pour consacrer une journée à expliquer, détailler et dissiper toutes les inquiétudes concernant le financement par le biais de la bourse. Leur objectif est de convaincre les opérateurs de l'importance de la bourse pour soutenir le développement de l'industrie marocaine.

Ryad Mezzour : “La bourse peut faire peur, mais les bénéfices qu’elle génère sont largement supérieurs.”

Lors de cette rencontre, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a délivré un message puissant aux acteurs du secteur industriel et agroalimentaire. "Vous êtes les acteurs, les promoteurs et les impulseurs, au quotidien, de la souveraineté industrielle et alimentaire du Maroc", a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : "De plus, comme vous le savez, nous faisons face à une urgence pressante en matière de création d'emplois (…) et vous représentez l'un des secteurs phares sur lesquels nous comptons pour agir rapidement. Vous connaissez mon slogan : c'est x2 en emploi le plus vite possible. Cela doit figurer dans vos plans d'affaires, en augmentant le chiffre d'affaires. C'est une contribution essentielle pour nous tous. Chaque année, de nombreux jeunes entrent sur le marché du travail, et nous avons deux fois plus de jeunes à la recherche d'emplois que ce que notre secteur économique est en mesure de créer actuellement."

Quel est le lien avec la bourse ? La réponse du ministre est rapide : "La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des perspectives et des moyens de croitre. Cet outil, la bourse, représente un moyen de financement encore peu exploité par la plupart d'entre vous, mais qui a permis des réussites exceptionnelles".

"La bourse peut susciter des craintes pour plusieurs raisons. Un amont n'est pas toujours très transparent, notamment sur le plan fiscal. Les transactions ne se déroulent pas toujours dans un cadre formel, en particulier sur le marché intérieur. Des efforts de transparence sont exigés. Je comprends ces préoccupations, mais les bénéfices sont nettement supérieurs à l'effort requis."

Le ministre soutient que "l'accès est bien plus facile qu'on ne l'imagine. Cela demande beaucoup d'efforts, mais ce sont des efforts d'investissement initiaux qui permettront d'obtenir davantage de tranquillité et un potentiel de croissance accru par la suite".

Nezha Hayat, présidente de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), a déclaré : "Les exigences en matière de transparence et de gouvernance des sociétés cotées ont été renforcées afin de protéger l'épargne. Cependant, ces exigences sont adaptées à différents profils d'entreprise."

Elle évoque ainsi le marché alternatif, qui est soumis à des règles allégées pour répondre aux besoins des PME, pour lesquelles une définition assez large a été adoptée.

Nezha Hayat a souligné que "au-delà des aspects techniques des instruments financiers, le marché des capitaux permet principalement de diminuer les coûts de financement en favorisant la rencontre entre l'offre et la demande de capitaux".

Chakib Alj : "Je suis convaincu du fait que je dois introduire en bourse des sociétés de mon groupe. Je pense que cela se réalisera prochainement."

La journée a également été marquée par la présence de Chakib Alj, président de la CGEM et acteur majeur du secteur agroindustriel.

"Aujourd'hui, la Bourse de Casablanca ne reflète pas pleinement les ambitions des opérateurs économiques. Il est évident que de nombreux changements ont eu lieu si l'on examine la trajectoire que notre pays a suivie au cours des 20 dernières années. Il est regrettable de constater que les PME sont encore rares en bourse. Pourtant, le potentiel est considérable. Prenons l'exemple d'une entreprise qui, il y a 30 ans, a fait son entrée en bourse avec une valorisation de 22 millions de dirhams et qui vaut aujourd'hui un milliard. Cela démontre clairement que les entreprises qui s'introduisent à la Bourse peuvent connaître une croissance impressionnante", affirme le patron des patrons.

Il ajoute : "Le secteur bancaire à lui seul ne pourra pas continuer à financer l'ensemble de notre économie. Actuellement, 90% du financement provient du secteur bancaire, ce qui est clairement insuffisant pour soutenir la croissance de notre pays. À titre de comparaison, en Europe, les financements bancaires représentent 50%, tandis que l'autre moitié provient de sources de financement alternatives. Aux États-Unis, ce rapport est encore plus marqué : 80% des financements proviennent du marché alternatif, contre seulement 20% des banques".

"Les financements alternatifs présentent des perspectives prometteuses pour soutenir la croissance des entreprises et garantir la pérennité de l'environnement économique. Ils recèlent également de nombreuses opportunités pour générer des emplois et soutenir le développement de notre économie."

Il ajoute : "Pour ma part, je suis convaincu que je dois introduire en bourse des sociétés de mon groupe. Je pense que cela se réalisera prochainement. Il faut donner l'exemple".

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