Le déficit budgétaire augmente de 6% à fin novembre
Les recettes ordinaires augmentent plus fortement que les dépenses ordinaires à fin novembre. Les recettes de l’IR ont dépassé l’objectif de la loi de finances 2021 avec un taux de réalisation de 102,3%. Le déficit sur la période augmente de 6% à 63,35 milliards de dirhams.
Le 14 décembre, le ministère de l’Economie et des Finances a publié la situation des charges et des ressources du Trésor à fin novembre 2021. Sur la période, le Trésor présente un déficit budgétaire de 63,35 milliards de dirhams, contre un déficit de 59,7 milliards de dirhams à fin novembre 2020.
Les recettes ordinaires augmentent
A fin novembre 2021, les recettes ordinaires s’affichent à 220,9 milliards de dirhams, en hausse de 12,8% par rapport à l’an dernier.
Les recettes fiscales sont en progression de 10,4 % à 191,4 milliards de dirhams. Les impôts directs accusent un très léger recul de 0,9% à 78 milliards de dirhams. Cela s’explique par un retrait de l’IS de 7,6% à 35,9 milliards de dirhams et l’effondrement de 95,5% (soit 2 049 millions de dirhams en valeur, ndlr) de la contribution de solidarité sur les bénéfices. L’IR, quant à lui, est en hausse de 11,3% soit 4,1 milliards de dirhams de plus que l’an dernier à 40,7 milliards de dirhams. Les recettes de l’IR ont dépassé l’objectif de 39,8 milliards fixé dans la loi de finances 2021 avec un taux de réalisation de 102,3%.
Toutes les autres composantes sont en hausse par rapport à l’an dernier à la même période: Impôts indirects (+18,9%), droits de douanes (+26,1%), enregistrement et timbre (+21,3%).
La hausse des impôts indirects provient de l’augmentation des recettes de TVA de 20,9% à 60,75 milliards de dirhams. Ainsi que celle des TIC, en amélioration de 14,7% à 27,78 milliards de dirhams.
Les recettes non-fiscales sont en forte hausse de 33% à 26,13 milliards de dirhams par rapport à fin novembre 2020. L’objectif de la Loi de finances 2021 a été fixé à 38 milliards de dirhams. Le taux de réalisation est donc de 68,7% à fin novembre.
Les dépenses ordinaires progressent
Les dépenses ordinaires à fin juin 2021 sont en hausse de 8,3% à 227,73 milliards de dirhams. Les dépenses de biens et services s’élèvent à 183,1 milliards de dirhams, en hausse de 6,9% par rapport à la même période l’an dernier. Dans cette catégorie, les dépenses de personnel ont augmenté de 6,1% à 128,8 milliards de dirhams et les dépenses en ‘autres biens et services’ ont progressé de 9% à 54,2 milliards de dirhams.
Les dépenses de compensation sont en forte hausse de 44,5% à 18,6 milliard de dirhams. Le taux de réalisation sur cette dépense atteint 137,2% à fin novembre.
Le solde ordinaire à fin novembre 2021 est déficitaire de -6,8 milliards de dirhams alors qu’il affichait un déficit de 14,4 milliards de dirhams à fin novembre 2020, soit une baisse de 52,8%.
L’investissement sur la période est en hausse de 8,6% à 60,75 milliards de dirhams.
In fine, le déficit global augmente de 6,1% et atteint 63,35 milliards de dirhams à fin novembre 2021 contre un déficit de 59,7 milliards de dirhams à la même période en 2020. « Compte tenu de ces évolutions et d’une réduction des opérations en instance de 12,1 milliards de dirhams, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de l’ordre de 75,5 milliards de dirhams » explique le ministère des finances. Il est financé à hauteur de 15,6 milliards de dirhams par des tirages et emprunts extérieurs. Le reste est financé par des emprunts nationaux.