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Sociétés cotées : faible engouement pour le programme de rachat d'actions

Sociétés cotées : faible engouement pour le programme de rachat d'actions
M.Ett
Le 15 décembre 2021 à 18h22 | Modifié 15 décembre 2021 à 18h22

Il n’y a que 4 programmes de rachat des actions recensés à fin novembre 2021, d’après la dernière déclaration mensuelle de l’AMMC. Un analyste de la place revient sur les avantages de ce programme et explique la faible participation des émetteurs.

La place casablancaise ne compte actuellement que 4 programmes de rachat. C’est ce qui ressort de la dernière déclaration mensuelle de l’AMMC pour le mois de novembre de l’année en cours.

Le programme de rachat est une opération permettant aux sociétés cotées de réduire et corriger les variations excessives du cours de leurs actions. Cela se fait par le rachat par une entreprise cotée de ses propres actions, dans le but de réduire son capital par annulation ou de régulariser le marché, sans que cela n’entrave le bon fonctionnement de ce dernier.

Ce programme permet d’augmenter la liquidité du titre, d’animer le cours de l’action sur le marché et de diminuer la volatilité de ce dernier.

Les quatre programmes de rachat recensés à fin novembre sur la place casablancaise ont été lancés par Maroc Télécom, la Banque centrale populaire (BCP), Stokvis Nord Afrique et Addoha. A noter que le groupe Addoha n’a pas racheté ni cédé des actions au cours du mois écoulé. Tous ces programmes ont été lancés au cours de 2021, à l’exception de celui d'Addoha.

Contacté par LeBoursier, un analyste de la place estime que « la participation des émetteurs à ce programme est faible. Il n’y a que 4 programmes lancés, ce qui reste très peu ».

Et de souligner : « c’est bien dommage parce que ce programme est très avantageux pour les émetteurs. Il a comme objectif d’assurer la liquidité d’un titre sur le marché. Cela est très intéressant surtout vu qu’on est dans un marché qui n’est pas caractérisée par une grande liquidité ».

A part le fait que ce programme peut augmenter la liquidité d’un titre, « les émetteurs peuvent bénéficier, des fois, d’un effet positif sur leur résultat financier grâce aux plus –values qui pourraient être réalisées suite au rachat et à la vente de leur titres. C’était le cas par exemple de la SNEP en 2018 ».

A rappeler que la SNEP a cédé sur le marché de blocs, le 30 Janvier 2018, 112.281 actions auto-détenues issues de son ancien programme de rachat représentant 4,68% du capital, au cours unitaire de 650 DH. Cette cession s’est traduite par un impact positif de l’ordre de 8,7 millions DH sur ses comptes au titre de l’exercice 2018.

Notre interlocuteur insiste sur le fait que « réaliser des plus-values n’est point l’objectif de ce programme ».

Malgré ses avantages, ce programme ne connait pas un grand engouement de la part des émetteurs. Notre interlocuteur explique cela par deux éléments :

> Les émetteurs ne sont pas bien informés. « On accompagne les émetteurs dans le processus du lancement et de la gestion de ce programme. Par contre, on a observé qu’il y a plusieurs sociétés cotées qui ne sont pas au courant de l’existence de ce programme ou qui ne savent pas vraiment de quoi il s’agit. Du coup, on voit toujours les mêmes émetteurs qui optent pour ce programme. Et ils sont satisfaits ».

> « Le cadre réglementaire est jugé comme étant un peu strict ».

Une autre source nous avait indiqué dans un article précédent que « le cadre réglementaire des programmes de rachat est devenu trop restrictif à cause de la circulaire publiée par l’AMMC en 2011, pour mieux fixer les modalités de mise en œuvre des opérations de rachat. Avant cette circulaire, le cadre réglementaire était trop laxiste. Il y avait beaucoup de sociétés qui optaient pour ce type de programme mais c’était plus pour orienter et manipuler les cours que pour les corriger ».

De plus, de nouvelles conditions de volume relatives aux programmes de rachat en bourse sont entrées en application en novembre 2019. L’AMMC a en effet imposé un certain nombre de conditions en vue de minimiser les risques de voir ces programmes s'écarter de leur objectif de régularisation.

Par ailleurs, la préparation du dossier qui vient appuyer la demande du visa auprès de l’AMMC n’est pas compliquée, d’après notre analyste. « Il faut préparer un dossier composé d’une notice d’information détaillant les objectifs et les caractéristiques du programme de rachat. S’ajoutent à cela quelques attestations, notamment celles du Président du Conseil d’Administration. Il faut bien sûr tenir une AGO pour approuver le programme de rachat. Il faut attendre 30 jours maximum après le dépôt du dossier pour recevoir le visa de l’AMMC et 45 jours le dépôt du dossier jusqu’à démarrage du programme ».

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M.Ett
Le 15 décembre 2021 à 18h22

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