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Maroc Télécom : BMCE Capital Research maintient sa recommandation d’accumuler le titre dans les portefeuilles

Maroc Télécom : BMCE Capital Research maintient sa recommandation d’accumuler le titre dans les portefeuilles
B.B
Le 10 mars 2021 à 15h50 | Modifié 10 mars 2021 à 15h50

Malgré la déception du marché face à la baisse du dividende, la capacité bénéficiaire résiliente de Maroc Télécom et ses leviers de croissance sur le long terme poussent à l’optimisme. BMCE Capital Research maintient sa recommandation d’accumuler le titre dans les portefeuilles.

En 2020, Maroc Telecom s’est montré globalement résilient. Le titre de l’opérateur s’est déprécié de 5,2% contre une baisse de plus de 7% pour le Masi.

Depuis le début de l’année 2021, la plus importante capitalisation de la place affiche cependant un retrait de 4,24% (à la clôture de la séance du 10 mars, ndlr), alors que le MASI est en progression de 0,59% sur la même période.

Graph Maroc Telecom

Cette baisse du cours a été engendrée par la déception des investisseurs suite à la publication des résultats annuels de l’opérateur et plus particulièrement la chute du dividende. En effet, au titre de l’année 2020, IAM a proposé la distribution d’un dividende de 4,01 dirhams par action, en baisse de 27,6% par rapport à celui de l’exercice précédent.

Dans une note de recherche publiée le 10 mars, BMCE Capital Research (BKR) réagi aux résultats annuels de Maroc Télécom. La société de recherche maintient sa recommandation d’accumuler le titre dans les portefeuilles et anticipe une hausse de 5,4% de son cours à 145 dirhams l’action contre 150 dirhams précédemment.

De bons relais de croissance internationaux et de la génération de cash

Malgré un chiffre d’affaires en quasi-stagnation à 36,7 milliards de dirhams, les filiales africaines du groupe ont fortement aidé au maintien de l’activité. Maroc Télécom expliquait d’ailleurs dans ses résultats annuels que « la hausse du chiffre d’affaires des filiales Moov Africa et du Haut Débit Fixe au Maroc compense le ralentissement des activités Mobile au Maroc, fortement impactées par le contexte concurrentiel ».

Une version corroborée par BKR qui rappelle qu’en 2020, « les filiales africaines de Maroc Télécom ont parfaitement joué leurs rôles de relais de croissance en compensant l’essoufflement enregistré sur le marché marocain, davantage impacté par les effets de la crise sanitaire ».

Le groupe a également pu faire preuve d’une bonne tenue de la génération de cash malgré la crise de la Covid-19. Le résultat net ajusté part du groupe s’est maintenu à 6 milliards de dirhams (hors éléments exceptionnels) par rapport à l’année précédente. Attijari Global Research le notait également en début d’année dans son portefeuille de conviction. La société de recherche soulignait la forte capacité de l’opérateur à générer du cash. « Grâce à la résilience de ses résultats et à sa forte capacité de défendre ses cash-flows, Maroc Telecom profite pleinement de la tendance baissière du coût du capital en Bourse. En 2020, le WACC du titre ressort à un plus bas historique de 5,45% » expliquait AGR.

Une distribution de dividendes décevante, mais qui ne durera pas

BKR souligne que la distribution du dividende de Maroc Télécom au titre de l’exercice 2020 est en deçà des attentes des investisseurs. « En dépit de réalisations résilientes et d’une augmentation de ses cash flows, Maroc Télécom a dérogé à sa politique de distribution généreuse en réduisant drastiquement son payout en 2020 » explique la société de recherche.

Mais elle se veut néanmoins rassurante quant aux prochaines années. « Nous tablons davantage sur une baisse conjoncturelle de la distribution par souci de prudence que sur un réel changement de cap » nuance la société de recherche. Selon ses projections, l’opérateur devrait distribuer en 2021 un dividende par action de 6,8 dirhams avec un rendement de 4,9% contre 2,8% en 2020.

D’autres sociétés de recherche ont également établi le même pronostic. Dans un précédent article du Boursier, CFG Bank expliquait « exceptionnellement, IAM n'a pas distribué la totalité de son bénéfice consolidé revenu, mais seulement 65% afin d’être préparé à faire face à une dégradation éventuelle du climat économique si la crise sanitaire et économique s’aggrave. Cette approche prudente ne doit pas effrayer les investisseurs car nous pensons que cette baisse de paiement sera faite une seule fois seulement puisqu’elle reste liée à la crise du Covid-19 ».

Un potentiel de croissance sur le long terme

Malgré un contexte de crise en 2020, la société a pu compter sur différents relais de croissance pour se maintenir à niveau. Ces relais de croissance perdureront sur le long terme et seront porteur pour Maroc Télécom. Comme l’indique BKR « avec, la montée en puissance de la Data Mobile et du Mobile Payment, sa présence en Afrique et l’arrivée prometteuse de la 5G, Maroc Télécom dispose de potentiels relais de croissances ». Mais ces relais porteront leur fruit sur le long terme notamment à partir de 2023, année de déploiement prévu de la 5G au Maroc.

Pour BKR, un autre relai de croissance qui pourrait bénéficier à l’opérateur sur le long terme serait une implantation dans l’est du continent. « Un positionnement sur l’Afrique de l’Est, même tardif, devrait, à notre avis, devenir prioritaire compte tenu du potentiel de la région. Néanmoins la barrière culturelle et linguistique pourrait constituer un frein aux ambitions continentales de l’opérateur » explique la société de recherche.

Malgré ce potentiel de croissance que recèle le groupe sur le long terme, BKR rappelle que différents risques sont également présents.

Une concurrence plus forte et de lourds investissements à venir

Pour se préparer aux défis technologiques, le groupe devra fortement investir dans les années à venir. Notamment en préparation de l’arrivée de la 5G au Maroc d’ici 2023. Sur ce sujet, BKR explique : « Avec l’approche de l’échéance fixée par la note d’orientation de l’ANRT concernant notamment le lancement de la 5G, les opérateurs télécoms devront bientôt faire face à de lourds investissements afin de l’implémenter (licences, infrastructures, etc) ». Un poids qui pourrait nuire à la valorisation du titre.

La société de recherche met également en avant une potentielle hausse du nombre de faillites d’entreprises du fait de la crise sanitaire, qui pourrait impacter le segment Entreprise sur l’activité Mobile & Fixe.

BKR souligne également la « probable accélération de l’application des mesures de dégroupage qui devrait à terme peser sur les performances du segment Fixe & Internet ». Rappelons qu'en février 2020, l’opérateur avait essuyé une amende de l’ANRT de 3,3 milliards de dirhams, accusé par ses concurrents de ralentir le dégroupage de la boucle locale.

 

>>Lire aussi : Maroc Telecom a toujours les faveurs des analystes

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