img_pub
Rubriques

L'urgence et les enjeux de la finance verte au Maroc, selon des experts

L'urgence et les enjeux de la finance verte au Maroc, selon des experts
Imane Boujnane
Le 7 octobre 2020 à 10h01 | Modifié 7 octobre 2020 à 10h01

L’Institut CDG et CDG Capital ont organisé ce mardi 6 octobre un webinaire autour de la thématique : “La finance verte, un levier pour relancer la croissance économique ?”. Ce fut l'occasion de présenter les enjeux de la finance verte au Maroc ainsi que des moyens de transformer l'économie.

“Le profit n’est pas une fin, mais un moyen” a rappelé Bertrand Badre, président de Blue like an orange sustainable capital et ex-directeur général à la Banque Mondiale. C’est autour de ce principe que se sont articulés les arguments des différents interlocuteurs. 

Dans ce sens, Hamid Tawfiki, directeur général CDG Capital explique qu’on est habitué à améliorer la performance. Toutefois, maximiser la rentabilité finira par tuer l’entreprise. Il rappelle que notre défis crucial au Maroc est la pénurie d'eau, on doit donc faire preuve de résilence et d'adaptation.

“La finance ne se dissocie pas de l’économie, la transformation de l’économie va entraîner la finance. La crise du Covid-19 nous apprend à passer de la performance à la résilience. Il ne faut pas s’arrêter à faire les choses, mais les faire bien. Les entreprises doivent se contenter d’un certain niveau de rentabilité pour assurer leur avancement.” ajoute la même source.

“Les entreprises doivent cocher la case durabilité, c’est une question de survie.” s’alarme, de son côté, Benoit Leguet, directeur général de l’Institut de l’économie pour le climat.

Selon lui, il faut de nouvelles régulations du système, des normes de rémunération, des normes comptables.. Et pour rattraper le temps perdu, il faut utiliser ce que nous a appris la crise sanitaire et économique en se basant sur l'Accord de Paris, premier accord universel sur le climat et le réchauffement climatique signé en 2016 à New York. 

Concernant le Maroc, les enjeux sont différents, selon Mihoub Mezouaghi, directeur de l’Agence Française de développement (AFD) au Maroc : 

- La région où se situe le Royaume connait une hausse des températures plus rapide que d’autres régions de la planète,

- L’UE, premier partenaire du Maroc, est en ligne avec la transformation verte. Ainsi, le maroc doit intégrer la notion du climat dans ses programmes de relance pour pouvoir s’aligner avec le marché européen,

- La décarbonation de l’économie marocaine doit se faire pour profiter de la délocalisation engendrée par la crise sanitaire,

- La régulation doit prendre en considération les risques climatiques.

D'autre part, selon Bertand Badre, le pouvoirs publics ont un rôle primordiale dans la transformation de l’économie ainsi que de la finance.

En face, Hamid Tawfiki trouve que ce n’est pas uniquement la responsabilité des institutions publiques. Il assume que la crédibilité de la finance verte nécessite qu’on se dote d’outils de mesures d’impact. Il faut voir les résultats et l’impact social de la transformation verte pour pouvoir maintenir son avancement. 

Il ajoute que le secteur privé doit également participer, un rapprochement des flux des secteurs du public et du privé est nécessaire, avec un partage de risque, pour arriver à une union et aboutir à la transformation de la finance.

De son côté, Benoit Leguet explique qu’il ne faut pas se focaliser sur le secteur financier uniquement pour engendrer la transformation. Le secteur financier peut générer du capital vert mais il faut générer une demande aussi.

Pour ce faire, des incitations et des normes “vertes” doivent être imposées aux porteurs de projets pour créer la demande en capital vert. Il ne faut pas uniquement sensibiliser, conclut la même source.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Imane Boujnane
Le 7 octobre 2020 à 10h01

Résultats marché

MASI Pts

Marché de change

Journée du 04-05-2026

à lire aussi

En Bourse, le secteur de la distribution sous-performe par rapport au MASI
Actus

Article : En Bourse, le secteur de la distribution sous-performe par rapport au MASI

Le secteur de la distribution a débuté l’année positivement, mais l’indice MASI Distribution a chuté de 3,33% depuis le 10 février. Ce repli résulte d’une consommation sous pression et d'une prudence accrue des investisseurs.

Cosumar. En 2024, une croissance portée par l’export et une amélioration de l’endettement
Actus

Article : Cosumar. En 2024, une croissance portée par l’export et une amélioration de l’endettement

Cosumar clôture l’année 2024 avec des résultats soutenus par une dynamique positive sur le marché local et international, ainsi que par la mise en service de la raffinerie de Sidi Bennour.

Le marché termine en baisse de 1,2%
La séance du jour

Article : Le marché termine en baisse de 1,2%

Impact des résultats financiers trimestriels Le 28 février 2025, suite à la publication des résultats financiers trimestriels, l'indice MASI de la Bourse de Casablanca a […]

Lancement d'une opération d'échange de valeurs du Trésor de 614,4 MDH
Actus

Article : Lancement d'une opération d'échange de valeurs du Trésor de 614,4 MDH

La Direction du Trésor et des finances extérieures, relevant du ministère de l’Économie et des Finances, a procédé le jeudi 27 février à une opération d’échange de bons du Trésor d’un montant de plus de 614,4 millions de DH, dont le règlement est prévu pour le 3 mars 2025.

ACAPS. Les primes collectées en 2024 en hausse de 5,3%
Actus

Article : ACAPS. Les primes collectées en 2024 en hausse de 5,3%

Le marché marocain de l'assurance a enregistré une progression de 5,3% en 2024, avec un total des primes collectées atteignant 59,7 MMDH. Cette croissance est portée par l'assurance vie et l'assurance non-vie, selon les dernières statistiques de l’ACAPS.

La prime de risque baisse à 6,5% au 1er semestre de 2025 (BMCE Research )
Actus

Article : La prime de risque baisse à 6,5% au 1er semestre de 2025 (BMCE Research )

BMCE Research retient une prime de risque de 6,5% pour le premier semestre 2025, en baisse par rapport à septembre 2024. Pour mieux refléter la dynamique actuelle du marché, dominée par des facteurs techniques, l’évaluation repose désormais sur une méthode par sondage.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité