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L'économie britannique frappée par le coronavirus au premier trimestre

L'économie britannique frappée par le coronavirus au premier trimestre
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Le 13 mai 2020 à 12h41 | Modifié 13 mai 2020 à 12h41

Le Royaume-Uni a commencé à ressentir le choc économique du coronavirus au premier trimestre avec une chute de 2% du PIB, soit un avant-goût de la récession historique qui attend le pays.

Sur le seul mois de mars, à la fin duquel le confinement a démarré dans le pays, le Bureau national des statistiques (ONS) évalue dans un communiqué mercredi le plongeon du PIB à 5,8%, pire recul d'un mois sur l'autre jamais enregistré depuis le début de la collecte des données en 1997.

Ces chiffres paraissent le jour où le Royaume-Uni fait un premier pas vers le déconfinement, les habitants d'Angleterre étant autorisés à sortir davantage de chez eux et encouragés à se rendre au travail s'ils ne peuvent exercer de leur domicile, pour tenter de relancer un pays à l'arrêt depuis l'entrée en vigueur du confinement le 23 mars.

Cette baisse du PIB de 2% au premier trimestre, par rapport au précédent, est la pire performance depuis le quatrième trimestre de 2008 (-2,1%), en pleine crise financière.

"Comme la plupart des autres économies dans le monde nous faisons face à un sévère impact du coronavirus", a commenté le ministre des Finances Rishi Sunak sur Sky News, ajoutant sur la chaîne ITV qu'il est "maintenant très probable que le Royaume-Uni affronte une récession importante cette année".

D'autant que la dégringolade de l'activité au premier trimestre - période pendant laquelle le Royaume-Uni est officiellement sorti de l'Union européenne - ne prend en compte qu'une dizaine de jours de confinement fin mars. Le pire est donc à venir.

Avec cette chute de 2% du PIB au premier trimestre, le pays fait au demeurant un peu mieux que la France (-5,8%) ou l'Italie (-4,7%), deux autres pays très affectés par la pandémie mais où le confinement avait démarré plus tôt.

Le Royaume-Uni, dont le Premier ministre conservateur Boris Johnson a été durement frappé par le Covid-19, recensait début mai plus de 36.000 décès dont la cause suspectée est le nouveau coronavirus, selon des données publiées mardi.

"Avec l'arrivée de la pandémie, quasiment tous les compartiments de l'économie ont été touchés en mars", constate Jonathan Athow, statisticien à l'ONS, l'assistance informatique et la pharmacie étant parmi les rares secteurs à croître.

Les prévisions sont très sombres pour le deuxième trimestre, une explosion du chômage étant à prévoir comme le suggèrent les suppressions d'emplois par milliers déjà annoncées dans le transport aérien.

Des chiffres publiés mercredi par le spécialiste des cartes de crédit Barclaycard montrent quant à eux un plongeon de 36,5% des dépenses de consommation en avril, sur un an.

L'OBR, l'institut public qui publie les estimations pour le compte du gouvernement, redoute un plongeon de 35% du PIB au deuxième trimestre.

Un responsable de la Banque d'Angleterre (BoE), Gertjan Vlieghe, avait évoqué la pire récession "depuis plusieurs siècles".

La BoE, qui a baissé ses taux et musclé son programme de rachats d'actifs, prévoit une chute du PIB de 14% pour l'ensemble de 2020.

- Amortir le choc -

Néanmoins, la levée progressive du confinement dans les prochaines semaines au Royaume-Uni "suggère qu'avril devrait être le point bas", selon Ruth Gregory, économiste chez Capital Economics.

Il faudra toutefois attendre "longtemps" selon elle avant que l'économie britannique, qui avait déjà souffert des incertitudes engendrées par le sinueux processus de Brexit, ne retrouve ses niveaux d'avant la crise.

Pour tenter d'amortir le choc, le gouvernement a déployé un arsenal de mesures inédites, comme des prêts garantis ou encore un système de chômage partiel permettant de prendre en charge 80% du montant des salaires afin d'éviter les licenciements.

Le ministre des Finances Rishi Sunak a d'ailleurs prolongé ce mécanisme de chômage partiel jusqu'à fin octobre, avec toutefois une baisse de la contribution de l'Etat à partir d'août.

Si le gouvernement entend limiter la prise en charge pour les salariés, c'est que la mesure coûte très cher, de l'ordre de 60 milliards de livres à fin juillet, selon l'institut de recherche IFS.

Le quotidien The Telegraph, proche des conservateurs, révélait d'ailleurs mardi soir un document confidentiel du Trésor évoquant à terme des hausses d'impôts et un gel des salaires dans le secteur public.

(AFP)

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