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Forum Afrique Développement: plus de 4.000 RDV B to B programmés

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Sara El Hanafi
Le 14 mars 2019 à 19h20 | Modifié 14 mars 2019 à 19h20

Plus de 2.000 opérateurs économiques et institutionnels issus de 34 pays à travers le monde ont assisté à cette édition du Forum Afrique Développement, qui se penche sur l'intégration régionale entre les différents pays du continent africain.

L'ouverture des travaux de la sixième édition du Forum Afrique Développement, organisée par le groupe Attijariwafa Bank sous l’impulsion de son actionnaire de référence le groupe Al Mada, a eu lieu ce 14 mars à Casablanca.

Cette édition, organisée sous l'angle de la rencontre est-ouest, réunit plus de 2.000 opérateurs économiques et institutionnels issus de 34 pays d’Afrique et d’autres continents. Plus de 4.000 rendez-vous B to B étaient prévus.

Cette édition a accueilli comme invité d’honneur le Président de la République de Sierra Leone, Julius Maada Bio, accompagné d'une importante délégation du pays incluant le ministre des Finances et celui du Commerce et de l’Industrie, entre autres.

Considérant les reconfigurations économiques mondiales actuelles, les enjeux et opportunités de développement du continent, ainsi que le projet de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine, l’intégration intra-régionale en matière de création de valeurs et d’opportunités a été la thématique principale de cette édition du FIAD.

Dans ce contexte d’incertitude, il faut dire que l’Afrique demeure un espoir pour la croissance mondiale. La croissance attendue devrait y connaître en effet une accélération en passant de 3,5% en 2018 à 4% en 2019. Les pressions inflationnistes se sont atténuées avec un taux d’inflation moyen en baisse de 12,6% en 2017 à 10,9% en 2018 et devrait encore diminuer pour atteindre 8,1% en 2020.

Par ailleurs, les situations budgétaires s’améliorent progressivement, plusieurs pays étant parvenus à assainir leurs budgets en augmentant leurs recettes fiscales et parfois en réduisant leurs dépenses.

Il reste toutefois des points de vigilance à surveiller, comme le taux d’endettement qui représente 53% du PIB global en Afrique ou encore la détérioration régulière depuis les années 2000 des déséquilibres extérieurs liés aux balances commerciales et courantes, et qui doivent impérativement être maîtrisés, afin de ne pas menacer la viabilité de la dette extérieure.

"Cette combinaison d’opportunités et de menaces, auxquelles fait face notre continent, souligne plus que jamais l’impératif des réformes structurelles et de l’approfondissement de l’intégration économique afin de libérer davantage les énergies créatrices de richesse et de valeur", a indiqué Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa Bank lors de son allocution d’ouverture du Forum.

Les défis de l'intégration

A l’issue de panels regroupant différents experts du sujet, des recommandations seront formulées et retranscrites dans un Livre Blanc destiné à l’ensemble des décideurs africains concernés.

Des recommandations indéniablement liées aux obstacles considérables qui rendent difficiles la tâche de l’intégration régionale, et donc de la rencontre est-ouest.

Pour Mamadou Traoré, Commissaire en charge de l'Industrie et de la Promotion du Secteur Privé à la CEDEAO, communauté prise comme exemple d'intégration, un des plus grands obstacles pour développer les échanges entre les pays de la région est l'infrastructure: "Le taux des échanges intra-communautaire à la CEDEAO frôle les 12%, ce qui reste encore très faible par rapport à ce que nous avons souhaité", a-t-il indiqué.

Mamadou Traoré évoque particulièrement la faiblesse de l’infrastructure énergétique et des transports, ainsi que des coûts de services qu’il juge comme étant les plus élevés du continent.

Il évoque également la faible capacité de transformation des produits de la communauté : "La plupart des exportations de la CEDEAO sont des produits bruts. Aujourd’hui notre ambition est d’arriver à disposer d’une capacité industrielle pour assurer la transformation", indique-t-il.

D'autres thématiques prévues

Au-delà de la problématique d’intégration, d’autres thématiques de discussion sont prévues lors de cette sixième édition du FIAD, notamment à travers des panels dédiés aux défis qui se posent aux femmes entrepreneures africaines, ou au Digital autant que levier de croissance en Afrique.

Parallèlement aux plénières se tiennent le "Marché de l’Investissement", qui convie cette année la Sierra Leone, en invité d’honneur, et 7 autres pays africains : le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Mali et le Rwanda qui présentent leurs plans nationaux de développement ainsi que les opportunités d’investissement dans les secteurs-clés, à forte croissance, afin d’atteindre leurs objectifs de développement.

Enfin, les "Trophées de la Coopération Sud-Sud" seront décernés aux meilleures entreprises engagées dans le développement des échanges et des investissements intra-africains et les "Trophées du Jeune Entrepreneur" récompenseront l’ambition et le dynamisme des jeunes entrepreneurs et porteurs de projets à l’échelle africaine.

Lancé en 2010, et s’inscrivant depuis 2015 dans une cadence annuelle en faveur du dialogue, de la promotion des investissements et du commerce intra-africain, le FIAD a permis la concrétisation de nombreuses opportunités d’échanges et d’investissements entre opérateurs économiques du continent et ses partenaires. Depuis sa création, le Forum a rassemblé plus de 7.500 opérateurs de 36 pays et généré plus de 17.000 rendez-vous d’affaires.

Le Club Afrique Développement, qui constitue un prolongement du Forum, offre pour sa part à ses 3.000 membres tout au long de l’année ses services incluant rencontres d’affaires, missions sectorielles, plateformes de mise en relation et d’accès à l’information dans l’ensemble des pays de présence d’Attijariwafa bank et au delà. 

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Sara El Hanafi
Le 14 mars 2019 à 19h20

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