Indice de perception de la corruption : le Maroc gagne huit places en 2018
En 2018, le Maroc a amélioré son classement mondial au niveau de l’Indice de perception de la corruption (IPC) établi par Transparency International, en passant de la 81e place à la 73e sur 180 pays étudiés. L’organisation estime toutefois qu'il reste beaucoup à faire.
Transparency International vient de rendre public, ce mardi 29 janvier, son Indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde. Il en ressort une amélioration du classement du Maroc qui a gagné 3 points portant son score à 43/100.
Ainsi, le Maroc passe de la 81e place à la 73e sur les 180 pays étudiés.
«Cette année, alors que le Maroc et l’Egypte se sont améliorés de 3 points chacun avec des scores de 43 et 35 respectivement, ces scores offriront peu de réconfort aux citoyens des deux pays. Avec une moyenne mondiale de 43 pour l'IPC, les deux pays ont encore beaucoup à faire», noteTransparency International dans une analyse sur la région du Moyen-Orient de l’Afrique du Nord.
«Au Maroc, le gouvernement a récemment adopté une loi sur l'accès à l'information après de nombreuses années de retard et les appels persistants de groupes de la société civile pour créer une loi substantielle. Cependant, dans sa forme actuelle, la loi adoptée est vivement critiquée par les groupes de la société civile pour ses lacunes et ses restrictions importantes», lit-on sur la note.
Transparency précise toutefois que cette initiative a permis au Maroc de rejoindre le Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP), un réseau de gouvernements et d’organisations de la société civile engagés dans la lutte contre la corruption. Avec plus de 70 pays participants, OGP est une plate-forme importante qui promeut la transparence dans le monde entier.
Les Emirats arabes unis arrivent en tête de la région
Par ailleurs, Transparency International estime que l'indice de perception de la corruption 2018 présente une triste réalité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord où, malgré quelques progrès réalisés, la plupart des pays échouent dans la lutte contre la ce phénomène.
Avec un score de 70, les Emirats arabes unis sont en tête de la région, suivis du Qatar (62).
Au bas du classement, la Syrie compte 13 points, suivie du Yémen (14) et de la Libye (17). La Syrie et le Yémen figurent parmi les cinq derniers pays de l’indice.
«Avec un score moyen de 39, la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord est à la traîne des régions Amériques et Asie-Pacifique (score moyen pour les deux: 44) et ne fait que légèrement mieux que l'Europe de l'Est, l'Asie centrale (score moyen: 35) et l'Afrique subsaharienne (score moyen: 32)», conclut la note.