Echanges extérieurs : le déficit commercial se creuse, les flux financiers s'améliorent
Aggravation du déficit commercial, baisse des recettes des MRE, augmentation des recettes de tourisme et amélioration des flux des IDE sont les principales tendances qui ont marqué les échanges extérieurs du Maroc en 2018. Le bilan.
A fin 2018, le déficit commercial ressort à 204,5 MMDH au lieu de 189,2 MMDH un an auparavant. Le taux de couverture, pour sa part, passe de 56,8% à 57,3%, selon les résultats préliminaires des échanges extérieurs publiés par l’Office des changes.
Le creusement du déficit trouve son origine dans la hausse des importations (+40,6 MMDH), plus importante que celle des exportations (+25,4 MMDH).

Source: Office des changes
L’évolution des importations s’explique, selon l’Office, par l’augmentation de la facture énergétique (31,5% de la hausse totale des importations), la montée des achats de biens d’équipement (+10,2 MMDH), de produits finis de consommation (+7,4 MMDH), de produits bruts (+3,6 MMDH) et de demi-produits (+3,5 MMDH).
En dehors des achats de produits énergétiques, les importations n’augmentent que de 7,6%.
Concernant l'évolution des exportations, celle-ci a concerné l’ensemble des secteurs, notamment celui des phosphates et dérivés (+7,5 MMDH), de l'automobile (+6,3 MMDH), des produits de l’«agriculture et agro-alimentaire » (+3,7 MMDH), de l’aéronautique (+1,7 MMDH) et du textile et cuir (+1,6 MMDH). Ces secteurs contribuent pour près de 81,7% à la hausse totale des exportations.
S’agissant des flux financiers, les recettes MRE atteignent 64,8 MMDH contre 65,9 MMDH un an auparavant, en régression de 1,7%.
Les recettes touristiques, quant à elles, progressent de 1,4% à 73,2 MMDH. Les dépenses sont passées de 17,3 MMDH à 18,9 MMDH en 2018.
Ainsi, la balance voyages fait ressortir un excédent de 54,3 MMDH contre 54,8 MMDH un an auparavant, selon l’Office.
Enfin, le flux des investissements directs étrangers (IDE) enregistre une hausse de 28,6% pour atteindre 33,5 MMDH. Ce résultat fait suite à la hausse des recettes (+11,6 MMDH) plus importante que celle des dépenses (+4,1 MMDH).