img_pub
Rubriques

S&P révise à la baisse la perspective de la note souveraine du Maroc et maintient l'investment grade

S&P révise à la baisse la perspective de la note souveraine du Maroc et maintient l'investment grade
S.N.
Le 10 octobre 2018 à 15h28 | Modifié 10 octobre 2018 à 15h28

Standard&Poor's a révisé, le 5 octobre, la perspective de la note de crédit du Maroc de "stable" à "négative". Le Royaume risque ainsi de perdre sa note "BBB-" à long terme et "A-3" à court terme dans les 24 mois s'il n'améliore pas sa situation économique et financière. Autrement dit, perdre son "investment grade" et emprunter plus cher.

L’agence de notation internationale Standard & Poor’s a révisé à la baisse, le 5 octobre 2018, la perspective de la note de crédit du Maroc de «stable» à «négative».

Une perspective négative signifie que l’agence peut abaisser la note de crédit du Maroc au cours des 24 prochains mois si la situation économique et financière du pays ne s’améliore pas.

Cette note est scrutée par les bailleurs de fonds internationaux. Pour l’instant, elle est maintenue à « BBB- » pour la dette à long terme et à « A-3 » pour la dette à court terme. Si elle est abaissée, le Maroc perdrait son "investment grade" et donc se financera plus cher à l'international. L'impact sur les autres acteurs qui se financent à l'international sera mécanique: établissements et entreprises publiques (OCP, ADM...), banques...

Cette révision de la perspective du Maroc par S&P est passée inaperçue. Elle s’explique, selon l’agence, par le fait que le gouvernement s’éloigne de manière significative de son objectif de déficit budgétaire de 3% du PIB en 2018, en raison d’une croissance moins élevée que prévue et de tensions budgétaires plus fortes.

Les analystes de S&P prévoient une croissance du PIB réel de 3,2% en 2018 et 2019 puis un redressement à environ 4% en 2020-2021. Ils tablent également sur un déficit budgétaire de 3,8% du PIB en 2018 contre un objectif de 3%, et un déficit du compte courant de la balance des paiements de 4,2% du PIB.

La pression budgétaire résulte d’une faible performance des recettes, entre autres en raison de la baisse des dons du Golfe (il y a aussi le tassement des recettes fiscales), couplée à une hausse des dépenses, notamment les transferts aux établissements publics et les subventions du gaz.

Le baisse de la croissance du PIB et dû à un ralentissement de la valeur ajoutée agricole (effet de base) couplé à une reprise poussive des activités non agricoles, dans un contexte de lente transformation et diversification de l’économie.

L’agence pourrait abaisser la note de crédit du Maroc si le gouvernement ne maîtrise pas le déficit budgétaire, si l’endettement du Trésor dépasse les prévisions des analystes, si la croissance du PIB réel est inférieure à leurs attentes ou si le déficit extérieur s’aggrave, entrainant une augmentation substantielle des besoins de financement de l’économie.

Mais elle peut rétablir la perspective à « stable » si l’assainissement budgétaire est renforcé ou si la transition vers un régime de change plus flexible renforce de manière significative la compétitivité extérieure du Maroc et sa capacité à résister aux chocs externes (hausse du pétrole, protectionnisme commercial…). Une révision favorable pourrait également avoir lieu si la stratégie de diversification économique en cours au Maroc entraine une croissance moins volatile.

Cliquez ici pour consulter l'analyse complète.


 

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
S.N.
Le 10 octobre 2018 à 15h28

Résultats marché

MASI Pts

Marché de change

Journée du 16-05-2026

à lire aussi

En Bourse, le secteur de la distribution sous-performe par rapport au MASI
Actus

Article : En Bourse, le secteur de la distribution sous-performe par rapport au MASI

Le secteur de la distribution a débuté l’année positivement, mais l’indice MASI Distribution a chuté de 3,33% depuis le 10 février. Ce repli résulte d’une consommation sous pression et d'une prudence accrue des investisseurs.

Cosumar. En 2024, une croissance portée par l’export et une amélioration de l’endettement
Actus

Article : Cosumar. En 2024, une croissance portée par l’export et une amélioration de l’endettement

Cosumar clôture l’année 2024 avec des résultats soutenus par une dynamique positive sur le marché local et international, ainsi que par la mise en service de la raffinerie de Sidi Bennour.

Le marché termine en baisse de 1,2%
La séance du jour

Article : Le marché termine en baisse de 1,2%

Impact des résultats financiers trimestriels Le 28 février 2025, suite à la publication des résultats financiers trimestriels, l'indice MASI de la Bourse de Casablanca a […]

Lancement d'une opération d'échange de valeurs du Trésor de 614,4 MDH
Actus

Article : Lancement d'une opération d'échange de valeurs du Trésor de 614,4 MDH

La Direction du Trésor et des finances extérieures, relevant du ministère de l’Économie et des Finances, a procédé le jeudi 27 février à une opération d’échange de bons du Trésor d’un montant de plus de 614,4 millions de DH, dont le règlement est prévu pour le 3 mars 2025.

ACAPS. Les primes collectées en 2024 en hausse de 5,3%
Actus

Article : ACAPS. Les primes collectées en 2024 en hausse de 5,3%

Le marché marocain de l'assurance a enregistré une progression de 5,3% en 2024, avec un total des primes collectées atteignant 59,7 MMDH. Cette croissance est portée par l'assurance vie et l'assurance non-vie, selon les dernières statistiques de l’ACAPS.

La prime de risque baisse à 6,5% au 1er semestre de 2025 (BMCE Research )
Actus

Article : La prime de risque baisse à 6,5% au 1er semestre de 2025 (BMCE Research )

BMCE Research retient une prime de risque de 6,5% pour le premier semestre 2025, en baisse par rapport à septembre 2024. Pour mieux refléter la dynamique actuelle du marché, dominée par des facteurs techniques, l’évaluation repose désormais sur une méthode par sondage.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité