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IFRS 9. Ahmed Rahhou explique l'impact sur le secteur bancaire

IFRS 9. Ahmed Rahhou explique l'impact sur le secteur bancaire
Sara El Hanafi
Le 7 septembre 2018 à 13h09 | Modifié 11 juin 2022 à 0h50

Le PDG de CIH Bank explique que l'impact global de l'IFRS 9 sur les fonds propres a été comptabilisé au bilan d'ouverture de cette année, et ce pour tout le système bancaire. Le délai de 5 ans autorisé par Bank Al-Maghrib concerne plutôt le respect de certains ratios prudentiels.

Alors que la confusion régnait toujours sur le véritable impact de la norme IFRS 9 sur les comptes des banques marocaines, et notamment son étalage sur le temps (un délai de cinq ans selon ce qui est autorisé par Bank Al-Maghrib), Ahmed Rahhou, PDG de CIH Bank, s’est expliqué sur les véritables changements qu’engendre la réforme pour le secteur bancaire, lors de la présentation des résultats du premier semestre du groupe ce 6 septembre à Casablanca.

«Ce que l’on a fait au début de cet exercice, c’est que nous avons analysé la totalité du stock des crédits et ce qu’il a généré comme nouvelles provisions selon les exigences de l'IFRS 9 », explique M. Rahhou. La nouveauté majeure qu'apporte la norme est d'en effet de provisionner même les crédits sains.

"Ces nouvelles provisions ont été affectées à l'ancien stock des provisions déjà existantes, et il est venu en diminution de nos fonds propres", ajoute notre interlocuteur.

L'impact global a été donc entièrement comptabilisé: "Cette affectation n’est pas différée dans le temps, elle est enregistrée en une seule fois. Bank Al-Maghrib n’a pas autorisé d’enregistrement différé sur 5 ans», indique-t-il.

Ce qui sera étalé sur cinq ans concerne plutôt la relation avec la clientèle. Explications : «Bank Al-Maghrib nous autorise à prêter jusqu’à 20% des fonds propres au même groupe. Mais avec la baisse des fonds propres induite par la réforme, il y a des expositions sur des clients qui dépasseront la limite tolérée. Dans ce sens, la Banque centrale octroit un délai pour s’y adapter, afin de ne pas brusquer les relations avec les clients», précise M. Rahhou.

«Pour nous il y a aucun impact dans ce sens. Nous n’avons aucun client à qui nous sommes censés demander de baisser ses encours avec nous et, sur la totalité de nos clients, nous avons encore de la marge pour pouvoir leur prêter», rassure le PDG de CIH Bank.

L’introduction de la nouvelle norme a eu des effets contenus sur les ratios de solvabilité du groupe, qui se sont établis pour le Tier 1 à 9,53% (contre 11,08% fin décembre 2017), et à 17,36% pour le Tier 2 (contre 16,42% au 31/12/ 2017).

Des résultats "sur la même tendance"

Le résultat net part du groupe CIH Bank s’est situé à 289,2 MDH à fin juin 2018, réalisant ainsi une croissance de 136,7% par rapport à juin 2017. Le groupe affiche globalement une bonne progression de ses indicateurs:

IFRS 9. Ahmed Rahhou explique l'impact sur le secteur bancaire

Source: CIH Bank

En social, le résultat net de CIH Bank s’est établi à 231,7 MDH à fin juin 2018, en progression de 60,2% par rapport à la même période de l’année précédente dont le résultat a été obéré par le dénouement du contrôle fiscal.

Hors impact du redressement fiscal de 2017, la hausse du résultat net social ressort à 16% par rapport à la même période de l'année précédente.

IFRS 9. Ahmed Rahhou explique l'impact sur le secteur bancaire

Ahmed Rahhou estime que ce début d’année 2018 ne se distingue pas de l’exercice précédent en termes des tendances enregistrées : «Au niveau des banques, nous constatons une détente du du risque après des années compliquées».

Il ajoute: "La tendance globale aussi bien des dépôts que des crédits au niveau du système bancaire est positive. Elle reprend progressivement avec un rythme qui commence tout légèrement à s’accélérer". 

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Sara El Hanafi
Le 7 septembre 2018 à 13h09

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