Légère accélération du crédit bancaire: +2% à fin juillet
Après avoir connu un ralentissement important en juin dernier (+1,5% en glissement annuel), le crédit bancaire affiche une hausse de 2% à fin juillet 2018. Ce n’est pas le cas pour les dépôts bancaires dont le rythme continue de décélérer mais leur évolution reste toujours plus importante que celle des crédits. Voici les dernières statistiques de Bank Al-Maghrib (BAM) pour ces 7 premiers mois de l’année.
Après avoir ralenti à +1,5% en juin dernier, la croissance du crédit bancaire se redresse à 2% en glissement annuel, pour un encours de près de 848 MMDH à fin juillet 2018, selon les dernières statistiques monétaires publiées par BAM.
Cette évolution reflète principalement une atténuation de la baisse des facilités de trésorerie à 1,9% après 3,7%. En revanche, le rythme de progression des concours à l’équipement est revenu de 9,9% à 9,4% et celui des prêts à l’immobilier de 3,3% à 3,1% un mois auparavant. S’agissant des crédits à la consommation, leur taux de croissance est resté inchangé à +5,6%.
Par secteur institutionnel, les concours accordés au secteur non financier ont augmenté de 3,5%, soit la même hausse que celle enregistrée en juin dernier. Cette stagnation résulte, d’une part, d’une accélération de 3% à 3,6% des prêts aux ménages et, d’autre part, d’un ralentissement de 1,2% à 1% du rythme des concours aux sociétés non financières privées et de 19,8% à 17,1% de celui des crédits aux sociétés non financières publiques.
Il convient de noter que les créances en souffrance ont enregistré une hausse de 2,8% en glissement annuel, pour se situer à 64,8 MMDH à fin juillet, après une hausse de 2,9% un mois auparavant.
Décélération du rythme de progression des dépôts bancaires à +3,5%
En face, les dépôts bancaires poursuivent leur ralentissement pour afficher, en juillet 2018, une hausse de 3,5% en glissement annuel, à 894,9 MMDH contre +3,8% en juin dernier. Notons que l’évolution des dépôts reste plus importante que celle des prêts bancaires.
Cette progression trouve son origine dans la hausse de 6,2% des dépôts à vue conjuguée à une baisse de 1% des comptes à terme.
En détails, les dépôts à vue des sociétés non financières privées ont crû de 4,6% au lieu de +8,6% un mois auparavant. A l’inverse, les dépôts à terme ont reculé de 9,2% après une baisse de 9,5%.
S’agissant des dépôts à vue collectés auprès des particuliers et MRE, ceux-ci ont enregistré une hausse de 7%. Pareillement, les comptes d’épargne ont évolué favorablement pour afficher +4,9%. Par contre, les dépôts à terme ont connu une quasi-stagnation (-0,2%).
Les dépôts en devises, quant à eux, ont progressé de 13,7% après une hausse de 12,3% un mois plus tôt.
Pour les entrepreneurs individuels, les dépôts à vue, les comptes d’épargne et les dépôts en devises ont reculé de 1,2%, de 3% et de 77,2% respectivement. A contrario, les dépôts à terme ont connu une augmentation de 8,3% pour ces 7 premiers mois de l’année en cours.

Source: BAM