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Entretien. Lamia Boutaleb mise sur le Private Equity pour booster les investissements touristiques

Entretien. Lamia Boutaleb mise sur le Private Equity pour booster les investissements touristiques
Sara El Hanafi
Le 26 avril 2018 à 13h51 | Modifié 26 avril 2018 à 13h51

La Secrétaire d'Etat chargée du Tourisme avance que les fonds d’investissement joueront un rôle important dans la relance des investissements touristiques, mais que ces fonds là doivent bénéficier d'un couple risque/rentabilité adapté.

Lors de la 15ème conférence annuelle de l'African Private Equity and Venture Capital Association (AVCA), tenue ces 23 et 24 avril à Marrakech, la secrétaire d'Etat chargée du Tourisme Lamia Boutaleb est intervenue pour expliquer comment le Private Equity pourrait être un vecteur de relance des investissements dans le tourisme (vidéo en bas de l'article). Nous l'avons interrogé pour mieux appréhender son approche.

-LeBoursier : Vous êtes aujourd’hui à la messe des capital-investisseurs africains pour parler des opportunités que le secteur touristique marocain présente en termes de Private Equity. Quelles sont ces opportunités ?

- Lamia Boutaleb : L’investissement est un des catalyseurs sur lesquels nous nous concentrons pour développer le secteur touristique au Maroc. L’idée aujourd’hui n’est plus de se focaliser seulement sur la construction de nouvelles capacités hôtelières mais également sur l’amélioration de celles qui existent déjà. Autrement dit, nous souhaitons encourager l’investissement dans les capacités existantes au même titre que les nouvelles capacités.

Et justement, pour accompagner cette stratégie, nous travaillons actuellement à instaurer de nouvelles mesures incitatives et de soutien au secteur ; mais surtout de faire en sorte que ces mesures touchent le brownfield au même titre que le greenfield qui en a bénéficié pendant longtemps.

Les fonds d’investissement seraient susceptibles d’être intéressés par des partenariats avec des opérateurs internationaux ou Marocains de premier plan, afin de compléter des tours de tables avec des garanties de la part des opérateurs, ou par des contrats de bail.

-Est-ce donc plutôt le brownfield qui pourrait intéresser les investisseurs en capital ?

- Effectivement, nous pensons que des projets de rénovation d’hôtels pourront être très intéressants pour les fonds d’investissements, parce que ces hôtels ont déjà une visibilité et un historique ce qui implique qu’ils présentent un risque moindre.

Il y a également la nouvelle loi relative aux établissements touristiques qui traite de la classification des hôtels et qui est beaucoup plus stricte, ce qui poussera nécessairement les opérateurs à vouloir rénover leurs établissements. Il s’agit là d’une réelle opportunité pour les fonds d’investissements.

-Pensez-vous que ces mesures soient suffisantes pour attirer les fonds de Private Equity vers le tourisme, resté pendant longtemps boudé par ces acteurs ?

-Je suis convaincue que notre approche va réussir. Les investisseurs en capital cherchent un risque maîtrisé, puis un taux de rentabilité adapté.

Par le passé, nous avons fait prendre aux investisseurs institutionnels des risques qui n’étaient pas adaptés à leur profil, il en a résulté tous les problèmes que nous vivons actuellement, et une réticence à investir dans le secteur du tourisme malgré des opportunités uniques. Aujourd’hui, il est essentiel que les fonds d’investissement jouent un rôle d’investissement dans le secteur du tourisme, mais avec un couple risque/rentabilité adapté : soit avec un bail ou des garanties de la part d’opérateurs, ou alors des investissements dans des hôtels existants dans le cadre de rénovations ou repositionnements dans des conditions qui peuvent être extrêmement intéressantes.

 

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Sara El Hanafi
Le 26 avril 2018 à 13h51

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