Affaire Bioui-Naciri : un accusé de trafic de drogue nie en bloc
Pendant deux heures d’audience, le président Ali Torchi a confronté l’un des accusés de trafic de drogue international, Allal H., à plusieurs témoignages à charge. L’accusé a tout réfuté catégoriquement.
À la salle 8 de la cour d’appel de Casablanca, la section des crimes financiers a procédé, ce jeudi 6 janvier, à l’audition d’un des accusés de l’affaire de trafic de drogue international impliquant Abdenbi Bioui et Saïd Naciri.
Cet accusé, Allal H., avait été entendu une dizaine de minutes lors de la précédente audience. Cette fois-ci, le président Torchi l’a interrogé durant plus de deux heures au sujet de son implication dans cette affaire.
Durant tout ce temps, Allal H., accusé d’avoir transporté de la drogue du Maroc jusqu’aux frontières algériennes, entre autres, n’a pas cessé de clamer son innocence. Il a assuré n’avoir "aucun rapport" avec le trafic de drogue ni avec aucun des protagonistes qui affirment eux-mêmes avoir transporté de la drogue (Chira) avec lui.
Ce dernier a continué de réfuter les accusations qui lui sont adressées malgré les déclarations auxquelles l'a confronté le président Ali Torchi. Parmi elles, ses propres propos lors de son interrogatoire par la BNPJ.
Lors de son audition, la BNPJ lui avait présenté différents extraits d’appels téléphoniques entre lui et d’autres accusés, mais aussi entre d’autres accusés qui l’évoquent dans leurs échanges.
Selon le PV de la BNPJ, Allal H. avait avoué son implication dans l’organisation et l’exécution du trafic de drogue. Mais, devant les magistrats de la cour d’appel de Casablanca, il a tout nié en bloc, affirmant ne pas avoir signé le PV de son audition par la BNPJ, dont le contenu est faux selon lui.
Durant cette audience, les échanges entre le président Torchi et l’accusé se sont limités à la lecture, par le premier, du contenu des PV de la BNPJ qui concernent Allal H., tandis que ce dernier n'a cessé de se défendre en martelant n’avoir "aucun rapport" avec cette affaire.
"J’ai travaillé en Espagne entre 1998 et 2014. J’ai bien gagné ma vie, sachant que mon père ne nous a laissés manquer de rien. Je n’ai jamais eu besoin de m’impliquer dans des affaires de drogue pour obtenir de l’argent sale", a-t-il argumenté.
Après plus de deux heures d’audition, le président Torchi a fixé la prochaine audience au 14 février.