2e édition de la Journée nationale de l'industrie : territorialité de l’industrie, quels défis et quelles actions à mettre en place ?
La deuxième édition de la Journée nationale de l'industrie se poursuit. L'événement est organisé par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le ministère de l'Industrie et du commerce, au sein de l'Université Mohammed VI Polytechnique, UM6P - campus de Benguerir. Focus sur le premier panel.
Le premier panel de la deuxième édition de la Journée nationale de l'industrie est intitulé “une industrie marocaine, souveraine, ancrée dans son territoire et exploitant pleinement le potentiel de ses régions”. Les intervenants qui y participent sont le ministre du Transport et de la logistique, Mohamed Abdeljalil, la présidente des Régions du Maroc, M’Barka Bouaida, le vice-président de la CGEM, Mehdi Tazi et Mia Lahlou Filali, présidente-directrice générale Pharma 5.
La Journée nationale de l'industrie rassemble ministères, institutionnels, fédérations professionnelles et opérateurs privés afin de favoriser les échanges sur les nouveaux enjeux liés au développement du secteur industriel pour atteindre son plein potentiel. L’enjeu est de parvenir à consolider une industrie forte et résiliente pour apporter plus de valeurs et de richesse.
Lors de son intervention, la présidente des Régions du Maroc, M’barka Bouaida, souligne que 80% de l’industrie est concentrée dans l’axe El Jadida et Tanger. “Cette compétitivité territoriale est à renforcer par un certain type d’actions. Toutes les régions sont impliquées dans les zones d’activités économiques et par la préparation du terrain pour industriels et entreprises”, déclare-t-elle.
Pour développer l’industrie, M’Barka Bouaida insiste sur trois points : “Le foncier, les programmes de développement régionaux qui sont “des banques de projets”, et la Charte d’investissement qui apporte beaucoup d’avantages, jusqu’à 30% dans certaines régions”.
La présidente-directrice générale de Pharma 5, Mia Lahlou Filali, insiste sur le fait de “sanctuariser le Made in Morocco” en protégeant nos appellations et en gagnant des marchés.
Le DG de la CDG, Khalid Safir, explique pour sa part que : “Nous sommes dans une phase d’arrimage des régions aux deux moteurs de la fusée industrie : les secteurs public et privé. Cela donnera beaucoup plus de force au déploiement de cette stratégie. Nous sommes dans une phase de territorialisation” et d’étude des atouts des territoires pour les faire prospérer.
La mauvaise conjoncture de l’agriculture n’est pas une fatalité, estime le vice-président de la CGEM, Mehdi Tazi, qui considère que c’est une montée en gamme de notre pays. Le relais doit être pris par l’industrie, poursuit-il. Et d’ajouter : “La bonne nouvelle c’est que sur les 400.000 emplois de ces 10 dernières années, ce sont des emplois formels, portés par l’automobile, l’aéronautique, le textile et l’agro-alimentaire”.
Il précise que 80% des emplois entre El Jadida et Tanger sont rémunérés à plus de 6.000 dirhams, donc cela remet en lumière le défi de la régionalisation et de l’intelligence artificielle. “Avec l’innovation, on gagne en compétitivité durable. L’industrie apporte de la souveraineté”, conclut-il.