Chakib Alj
PDG de CAP HOLDINGUne tribune de Chakib Alj, PDG de Cap Holding
Chakib Alj, président de Cap Holding, s'exprime sur la situation d'une de ses filiales dans le secteur de l'immobilier, "Les Jeunes Maçons". Cette tribune est signée en tant que PDG de Cap Holding.
Depuis quelques mois tant sur le plan personnel que professionnel, je suis la cible d’une campagne de diffamation acharnée menée par des individus prétendant connaître le dossier juridique de la société "Les Jeunes Maçons" (LJM) et prenant la défense de fournisseurs non payés par LJM, induisant ainsi l’opinion publique en erreur. Ces attaques à mon encontre semblent être bien orchestrées et motivées par des intentions malveillantes et des ambitions de nuire.
Les raisons des difficultés de LJM
La société LJM n’est pas la première entreprise du secteur à rencontrer des difficultés financières, lesquelles résultent de facteurs tant conjoncturels que liés à des choix de gestion faits par son fondateur et ex-gérant, ainsi que son équipe.
L’entrepreneuriat comporte une part de risque et un parcours entrepreneurial n’est pas fait seulement de succès. Le plus important pour un chef d’entreprise est d’agir dans le respect de la loi, dans la responsabilité vis-à-vis de toutes les parties prenantes, dans la droiture et le patriotisme.
Je tiens à préciser qu’en tant que Président Directeur Général de plusieurs autres sociétés dans lesquelles mon groupe est actionnaire, je n'interviens en aucun cas dans la gestion quotidienne de ces entreprises, sauf bien entendu lorsqu’il s’agit de prise de décisions stratégiques et fondamentales.
Je souligne que rien ne m’obligeait à prendre la gestion provisoire de LJM. Or, je l'ai fait cette année après la crise qui a provoqué le départ de l'ex-gérant. J’aurais pu choisir de rester un simple associé passif (non pas à titre personnel mais à travers la société actionnaire dans le capital de LJM où je détiens des actions), et laisser l’ancien gérant poursuivre la gestion de l’entreprise, ce qui aurait mis LJM dans une plus grande difficulté. J’ai pris cette décision en étant motivé par la volonté de sauver l'entreprise et les emplois, dans un esprit de responsabilité et d’engagement, et de maintenir les bonnes relations avec les partenaires de la société.
J'ai déjà injecté 200 MDH dans l'entreprise
Pendant cette période transitoire, et même avant, j’ai injecté des sommes considérables (près de 200 millions de dirhams) pour maintenir l’activité de l’entreprise, préserver les emplois s'élevant entre titulaires et provisoires à 250 personnes, et honorer les contrats des fournisseurs établis en grande partie directement avec l’ancien gérant.
Il est important de noter que LJM souffre également de nombreux impayés clients, totalisant à ce jour près de 80 millions de dirhams. Toutefois, LJM et ses associés ont toujours agi de manière respectueuse, en cherchant à recouvrer ces créances par voie judiciaire sans jamais exposer leurs clients dans les médias.
Par ailleurs, il faut tenir compte des efforts constants et significatifs entrepris en continu pour régler les dettes des fournisseurs honnêtes de LJM et dont les factures sont claires et transparentes. À ce jour, plus de 40 millions de dirhams ont été réglés en 7 mois aux fournisseurs, et des paiements continuent d’être effectués, malgré les saisies arrêts sur les comptes bancaires de LJM et malgré également les saisies arrêts pratiqués par les fournisseurs de LJM entre les mains de ses clients et entre les mains des tiers détendeurs, ce qui a compliqué sérieusement la trésorerie de la société LJM.
Nous faisons tout notre possible pour maintenir l’activité de LJM, préserver les emplois, et éviter le recours au redressement judiciaire ou à la liquidation.
Enfin, j'aimerais souligner que je suis chef d’entreprise depuis plus de 35 ans, dans différents secteurs, et j’ai toujours tenu mes engagements vis à vis de mes fournisseurs et clients. Toutes les personnes ayant travaillé avec moi peuvent en attester.
Je mets donc toute mon énergie pour sauver LJM. Je n’hésiterai donc pas à agir, s’il le faut via la justice, pour la diffamation et le préjudice causés à ma personne et à la société LJM.
Notre pays connaît actuellement une dynamique de développement positive à laquelle chacun doit contribuer. Cette dynamique appelle à l’engagement, au sérieux, à l’honnêteté et à la co-construction de la part de toutes les parties prenantes.