La commande royale: Maroc 3.0
Les Marocains ont besoin d’un développement équilibré et équitable, garant de la dignité de tous, générateur de revenus et d’emplois, notamment au profit des jeunes; un développement qui contribue à instaurer un climat de tranquillité et de stabilité, et qui favorise une insertion réussie dans la vie familiale, sociale et professionnelle.
L’approche à adopter et à proposer:
I- Une vision prospective glissante
II- Un nouveau modèle de développement
III- Une planification stratégique agile
IV- Un programme de gouvernement
V- Des lois de finances
Voici une ecture synoptique dans le dernier discours du Roi Mohammed VI devant le parlement pour l'élaboration du projet d’un nouveau modèle de développement:
*Reconsidérer notre modèle de développement qui s’avère aujourd’hui inapte à satisfaire les demandes pressantes et les besoins croissants des citoyens, à réduire les disparités catégorielles et les écarts territoriaux et à réaliser la justice sociale.
*Pas de perte de temps: Les problèmes sont connus et les priorités sont claires; nous n’avons nul besoin de recourir à d’autres diagnostics vu qu’il y a, déjà, pléthore en la matière.
*Approche participative: Nous appelons à ce que soient associés à ce processus de réflexion l’ensemble des compétences nationales, des acteurs sérieux et des forces vives de la nation. Que la parole soit donnée aux jeunes pour qu’ils y contribuent. Nous appelons aussi à une ouverture sur les différents courants de pensée.
*Méthode: Nous appelons tout un chacun à faire montre d’objectivité en appelant les choses par leur nom, sans complaisance ni fioriture, et en proposant des solutions innovantes et audacieuses; quitte à s’écarter des méthodes conventionnelles appliquées jusqu’ici, ou même, à provoquer un véritable séisme politique.
*Pédagogie: Une escale, donnant le temps de se pencher collectivement sur les questions et les problèmes qui préoccupent les Marocains. Nous contribuerons ainsi à éveiller une prise de conscience de la nécessité de faire évoluer les mentalités qui font obstruction à la réalisation du développement global que nous souhaitons.
Les six mots clefs à retenir:
1-Régionalisation et déconcentration administrative:
-“l’expression d’un changement profond dans les structures de l’Etat.“
-Charte avancée de la déconcentration administrative.
-Un échéancier rigoureux de parachèvement de la régionalisation avancée.
-Combiner le transfert des compétences aux régions à celui de ressources humaines qualifiées et de moyens financiers suffisants.
2-Jeunesse:
-La mise à niveau de la jeunesse marocaine (nouvel acteur clé avec une influence significative sur la scène nationale) pour favoriser son engagement actif et efficient dans la vie publique nationale.
-Mettre en place le Conseil consultatif de la Jeunesse et de l’Action associative pour porter une nouvelle politique intégrée dédiée aux jeunes.
3-Enseignement: le système d’éducation et de formation ne remplit pas efficacement son rôle.
-Non à un enseignement qui fonctionne comme une machine à fabriquer des légions de diplômés chômeurs.
-Un enseignement de qualité, qui ne se limite pas à développer des aptitudes de lecture et d’écriture.
-Un enseignement qui offre la garantie d’embrasser le monde du savoir et de la communication; un enseignement de qualité qui leur permette d’accéder au marché du travail.
4-Santé: la généralisation de la couverture médicale et la facilitation de l’accès digne de tous à de bons services de santé.
5-Une justice équitable et efficace.
6-Une Administration au service de l’intérêt général, incitant à l’investissement, stimulant le processus de développement, loin de toute forme de clientélisme, de corruption et de prévarication.
En attendant:
-Une mise en œuvre efficace des projets de développement programmés et mis en chantier.
-Assurer un suivi rigoureux et continu de l’état d’avancement des programmes sociaux et développementaux, et d’accompagner les travaux engagés en les soumettant à une évaluation régulière et intègre.
-Établir une corrélation effective entre responsabilité et reddition des comptes.
-Une plus grande fermeté s’impose pour rompre avec le laisser-aller et les pratiques frauduleuses qui nuisent aux intérêts des citoyens.