De la rixe parlementaire
J’ai appris, certainement comme vous, que la coupole du parlement a résonné, le jour de l’ouverture de sa séance d’octobre, de nombre de noms d’oiseaux et de coups bien sentis. Ceci juste après que le Roi qui ouvrait la séance ait donné de belles leçons de comportement politique à tout un aréopage de représentants de la nation tout de blanc vêtus.
La rixe a éclaté entre le chef d’un parti politique historique et le représentant d’un autre non moins important. Cela s’est passé, d’après les dires, au cours d’une réunion des partis de l’opposition. Cette rixe est venue peser sur cette opposition qui comme chacun le sait jouit d’une parfaite entente.
Chacun des belligérants a depuis fait porter la responsabilité de la discorde sur l’autre avec une sincérité qui ne me permet pas de trancher. Par conséquent, je ne peux prendre parti pour aucun des deux sauf peut-être celui d’en rire. Si ce n’était trop triste… Je regrette tout de même que de cette rixe, nous n’ayons que quelques images, le son aurait été autrement plus édifiant !
Ceci dit, je dois toutefois avouer que je n’apprécie pas particulièrement ces comportements politiques, j’ai plutôt une préférence pour ceux du genre "J’accuse" d’Emile Zola ou le "I have a dream" de Martin Luther King.
Pas besoin de me le dire, je sais que je suis d’un romantisme ringard ! En plus de cette tare, je suis essentiellement une "scepticopolitique". Je ne sais pas pour vous, mais moi, des bagarres où des élus se griffent et se mordent, ont la faculté de renforcer mon immunité, qui elle, n’est pas parlementaire.