Predator Oil & Gas démarre bientôt le forage du puits Mou-5 dans la licence onshore Guercif (Région de l’Oriental)
La compagnie d'exploration d'hydrocarbures Predator Oil & Gas s'apprête à lancer, le 3 mars prochain, le forage de son puits Mou-5 à Guercif. Il s'agit de confirmer ou d'infirmer la présence d’importantes ressources gazières dans un périmètre situé aux alentours de Guercif.
Dans une interview accordée à la plateforme Flagstaff, Paul Griffiths, directeur exécutif de la compagnie Predator Oil & Gas, a dévoilé les derniers détails concernant le forage du puits MOU-5, dont le démarrage, initialement prévu pour le 25 février 2025, est désormais programmé pour le lundi 3 mars 2025.
La licence de Guercif, qui s'étend sur 7.269 km², bénéficie d'une position stratégique. Elle est située au nord du champ de Tendrara et à l'est des champs gaziers du Gharb.

Dans l'attente de confirmation de la présence d’importantes ressources gazières
D’une durée d’environ 12 jours, les travaux de forage menés par Predator Oil & Gas permettront de confirmer la présence d’importantes ressources gazières dans un niveau plus profond dont l’estimation de ressources oscille entre 4,8 milliards de mètres cubes et jusqu’à 18 milliards de mètres cubes (scénario le plus optimiste). À ce jour, la construction du site est finalisée. La plateforme de forage est en route et plus de 100 personnes sont mobilisées pour cette mission.
Le directeur exécutif de Predator Oil & Gas estime qu’il s’agit cette fois d’une opportunité majeure dans la licence de Guercif puisque le projet cible une formation jurassique inexplorée au Maroc, présentant un potentiel révolutionnaire, si confirmé, en termes de gaz et d’hélium. De plus, le site se situe à seulement 2,5 kilomètres du gazoduc Maghreb-Europe, un atout stratégique pour une exploitation future.
Le gaz naturel estimé dans la licence de Guercif par Predator Oil & Gas se divise en deux types, avec des implications économiques différentes :
- Le gaz biogénique (prouvé), moins profond et en quantité limitée, peut être commercialisé sous forme de gaz naturel comprimé pour des usages industriels, avec un traitement minimal (comme dans les régions du Gharb et de Meskala).
- Le gaz thermogénique (présence à confirmer), plus profond et plus abondant, nécessite une liquéfaction et un investissement dans une unité dédiée, ce qui le rend plus adapté à la production d’électricité.

Les scénarios possibles à la fin du forage
À la conclusion de ce forage, deux scénarios seront envisagés :
- Si le forage est positif et correspond aux attentes de Predator Oil & Gas : la compagnie demandera l’octroi d’une concession et cherchera un partenaire pour développer les ressources présentes.
- Si lee forage est négatif : Predator Oil & Gas se concentrera désormais sur les gaz biogéniques (MOU-1, MOU-2, MOU-3), moins profonds, qui permettront de livrer du gaz naturel comprimé (GNC), prisé par les industriels (à l’image du gaz exploité dans le Gharb ou à Meskala-Essaouira), ainsi que sur les opportunités liées à l’exploitation de l’hélium.
Contrairement à l’année dernière, où plusieurs puits d’exploration d’hydrocarbures ont été forés, Predator Oil & Gas est actuellement la seule compagnie à mener des opérations de forage pour l’exploration de gaz naturel au Maroc. Si les résultats s’avèrent positifs, ils pourraient être considérés comme une opportunité inattendue pour la souveraineté gazière de notre pays.
"Nous avons perdu un an l'année dernière à cause des difficultés rencontrées lors du forage et des tests. Nous sommes la seule entreprise dans le nord du Maroc à ne pas avoir repris une licence avec une découverte existante. Nous avons tout construit à partir de zéro. Nous avons identifié deux nouveaux gisements de gaz : le gaz biogénique (déjà prouvé) et le gisement jurassique, qui pourrait être un véritable game-changer. Nos partenaires, ONHYM, reconnaissent la valeur que nous apportons, même si les market makers ne le font pas", a précisé Paul Griffiths, directeur exécutif de Predator Oil & Gas.
Paul Griffiths dispose d’une grande expérience dans le secteur d’exploration pétrolière (Libyan National Oil Corporation, Gulf Oil, Amoco, Arabian Gulf Oil Company…). Avant de rejoindre Predator en 2018, il a dirigé l’équipe de Sound Energy qui a contribué au développement du champ de Tendrara, notamment par une réévaluation des ressources et la mise en œuvre d’un programme de forage de puits couronné de succès.
Grâce au développement de Tendrara, notre pays s’apprête à lancer la production à la fin de l’année 2025, avec une première phase qui devrait permettre une production initiale de 100 millions de mètres cubes et qui sera suivie d’une seconde phase qui portera la production à 400 millions de mètres cubes par an.