Irrigation en eaux usées à Oulad Saleh. Après les cultures, les pépinières..., une enquête en cours (source autorisée)
Les autorités locales de la commune d’Oulad Saleh, dans la province de Nouaceur, ont saisi un mécanisme de pompage des eaux usées par le propriétaire d’une célèbre pépinière au douar Oulad Slimane. Une enquête est en cours qui englobe également des infractions similaires relevées dans plusieurs exploitations agricoles de cette commune. Détails.
Dans l’après-midi du vendredi 21 février, une commission mixte (autorités locales et gendarmerie royale) a été dépêchée par Jalal Benhayoun, gouverneur de la province de Nouaceur, au douar Oulad Slimane dans la commune d’Oulad Saleh. L’objectif était de constater l’installation illégale d’un mécanisme de pompage des eaux usées en plongée dans un regard du système d’évacuation vers la station d’épuration de Berrechid.
Selon une source autorisée, ce mécanisme a été mis en place par le propriétaire d’une célèbre pépinière de cette localité. Pour installer ce mécanisme de pompage illégal, le présumé contrevenant s’est même permis d’endommager la route principale du douar en creusant pour installer une canalisation menant du regard à sa pépinière.
Nos sources affirment que la pépinière appartient à un homme politique : l’ancien président d’une commune de la province de Zagora qui fournit toutes sortes de plants. Le mécanisme en question (voir photos ci-dessous) a été saisi et confié à la fourrière communale d’Oulad Saleh. La Gendarmerie royale (brigade judiciaire de la compagnie de Bouskoura) a ouvert une enquête sous la supervision du parquet du tribunal de première instance de Casablanca (Aïn Sebaâ).
Dans l’attente des analyses biologiques
Cette nouvelle affaire s’ajoute à celle d’il y a une dizaine de jours quand les autorités locales de la même commune d’Oulad Saleh ont saisi 21 autopompes, dont une de grand format à 2 bouches, en plus de 27 bonbonnes de gaz de 12 kg, utilisées pour cette besogne, dans les douars Ouled Ali Ben Brahim et Joualla. Ces matériels étaient utilisés pour pomper des eaux usées et irriguer diverses cultures dont les produits entrent dans la consommation habituelle et quotidienne des Marocains : des légumes, des salades, de la menthe et des herbes (coriandre et persil).
Pour l’ensemble de ces affaires et si les contrevenants sont identifiés et identifiables, pourquoi n’ont-ils pas fait l’objet de poursuites en justice ?
« Effectivement, nous avons établi la liste complète des contrevenants, mais nous attendons des analyses des eaux usées utilisées commanditées par nos soins aux laboratoires de la Gendarmerie royale et du ministère de l’Agriculture », répond une source autorisée à Médias24.
Explications : il est question d’analyses biologiques pour s’assurer de la dangerosité des eaux usées utilisées pour l’irrigation et donc d’établir les responsabilités de tout un chacun devant la justice. De la même manière, le degré de gravité des faits reprochés aux contrevenants pourra déterminer s’ils pourraient être poursuivis en liberté provisoire ou alors en état d’arrestation, sachant que le réseau des eaux usées destiné à la station d’épuration de Berrechid achemine des rejets ménagers, mais aussi des rejets de plusieurs unités industrielles de la région utilisant des matières hautement toxiques.