Casablanca instaure de nouvelles restrictions sur l'entrée des semi-remorques, réunion en vue avec les professionnels
Des panneaux interdisant aux semi-remorques d'emprunter plusieurs entrées de Casablanca sont apparus, empêchant l'accès de la ville aux transporteurs sauf par le corridor de Aïn Sebaâ en direction de Casa-Port. Les instances représentatives du secteur ont protesté en menaçant de faire grève. Une réunion est prévue ce mardi 18 février avec les autorités.
Les professionnels du secteur du transport et de la logistique contestent l'apparition de panneaux interdisant aux camions semi-remorques de 16 mètres d'entrer dans la ville de Casablanca en empruntant certains itinéraires, dont l'autoroute urbaine.
"Plusieurs panneaux interdisant aux semi-remorques d'emprunter des artères stratégiques pour accéder à la ville sont apparus au cours de cette semaine, rendant la circulation compliquée", nous explique le secrétaire général national des transporteurs opérant dans les ports marocains.
Selon notre interlocuteur, des panneaux d'interdiction ont été placés sur la route de Lissasfa en provenance de Had Soualem.
"Nous ne pouvons plus emprunter cette voie. Il faut passer par la route de Médiouna en empruntant l'autoroute ou chercher un autre trajet".

D'autres panneaux ont été placés près de l'abattoir de volaille, à l'entrée de Casablanca du côté de Mohammédia, près de Mimosa... énumère notre source. En fait, si le véhicule n'emprunte pas le corridor de Aïn Sebaâ vers Casa-Port, il est obligé de contourner la ville par l'autoroute extérieure.
"Des chauffeurs ont reçu des amendes et des retraits de points, au point qu'ils ne veulent plus travailler avec nous", poursuit notre source.
"Le semi-remorque n'a plus où circuler à Casablanca. Or, nous avons plusieurs clients qui sont situés au cœur de Casablanca et nous devons les livrer, comme Cosumar, Lesieur, le port sec, etc.", souligne notre interlocuteur qui précise que, pour certains trajets, les interdictions entraînent jusqu'à 60 km supplémentaires de contournement pour les véhicules. Deux autres interlocuteurs représentant des associations nous ont tenu des propos similaires.
En protestation, les instances représentatives du secteur ont annoncé, ce lundi 17 février, une grève ouverte à partir du mercredi 19 février. Elles ont également saisi les autorités.
"Celle-ci a été reportée", nous assure une source au sein de l'Organisation démocratique des transports et de la logistique (ODTL), en raison de "la réceptivité des autorités qui acceptent de discuter avec les professionnels".
Mustapha Chaoun nous affirme que "la wilaya nous a conviés à une réunion ce mardi, ensuite elle a décidé de suspendre sa décision en attendant la tenue de cette rencontre".
En effet, nos sources nous confirment la tenue d'une réunion ce mardi 18 février à la wilaya de Casablanca pour discuter de la problématique.
Pour Chaoun, les professionnels sont également prêts à discuter des options pour réduire l'entrée des grands camions dans la ville ou sur certains axes routiers.
Affaire à suivre...
L'annonce de la grève par plusieurs associations de transporteurs de marchandises.
