Le vaccin contre la méningite n'est plus obligatoire pour les pèlerins
Les autorités sanitaires saoudiennes ont décidé de suspendre l’obligation de la vaccination contre la méningite pour les personnes désirant effectuer les rites de la Omra.
Dans un communiqué, le ministère de la Santé et de la protection sociale a annoncé, ce vendredi 7 février, qu’il n’est désormais plus obligatoire de détenir un justificatif de la vaccination contre la méningite pour pouvoir accomplir les rites de la Omra en Arabie Saoudite.
Le ministère recommande, cependant, aux personnes désirant accomplir la Omra de se faire vacciner eu égard à l’efficacité du vaccin dans la prévention contre la méningite.
Le vaccin contre la méningite reste disponible dans les centres de santé agréés sur l’ensemble des régions et provinces du Royaume afin de garantir la facilité d’accès au vaccin pour les personnes désirant se faire vacciner, précise-t-on de même source.
La liste des centres de santé disposant des vaccins contre la méningite est disponible sur le site internet du ministère de la Santé et de la protection sociale, note le communiqué.
Les agences de voyages notifiées
Les agences de voyage marocaines avaient quant à elles reçu le jeudi 6 février une décision de l'Autorité générale de l'aviation civile saoudienne annonçant la suspension de l'obligation du vaccin contre la méningite à méningocoques.
La décision, diffusée également à toutes les compagnies aériennes opérant dans les aéroports du Royaume d'Arabie saoudite, appelle à la suspension de l'application de la circulaire précédente numéro 2/1597 datée du 07/01/2025, qui exigeait la vérification de la vaccination contre la méningite (Neisseria meningitis) pour les détenteurs de visas de Omra ou ceux souhaitant effectuer la Omra, quel que soit le type de visa.

Rappelons que le marché marocain avait connu une tension notable sur le vaccin contre la méningite. En effet, une indisponibilité temporaire avait été constatée à l'Institut Pasteur durant la matinée de vendredi 31 janvier dernier. Le vaccin était également indisponible ou difficilement accessible dans de nombreuses pharmacies du pays.
Selon nos informations, cette tension fut le résultat de deux facteurs. D'une part, une forte demande simultanée pour le vaccin, suscitée par l'annonce tardive de cette obligation par l'Arabie Saoudite.
D'autre part, "des actes d’achats anormaux probablement pour créer la rareté et entraîner l’augmentation des prix", ajoutent nos sources. Une flambée des prix a été constatée. Dans certains cas, le prix est passé de 400 DH à 600 DH, voire 1.000 DH.