Inauguration à Melilia d'un système de contrôle intelligent des frontières
La première frontière avec un système de contrôle numérique a été mise en place à Melilia, au poste frontalier de Beni Ensar. Ce nouveau système vise à faciliter la gestion des entrées et sorties des ressortissants de pays tiers, conformément aux exigences de l'Union Européenne pour les "frontières intelligentes".
Le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a visité le 5 février les nouvelles installations du poste frontalier de Beni Ensar à Melilia, qui a récemment fait l'objet d'un projet de modernisation grâce à un investissement de près de 11 millions d'euros. Cette réhabilitation vise à adapter ce point de passage aux normes européennes relatives aux frontières intelligentes, un système qui sera opérationnel dans les prochains mois.
Lors de sa visite, le ministre a été accompagné de Sabrina Moh, la déléguée du gouvernement à Melilia. Avant de se rendre sur le site, Grande-Marlaska a eu une réunion de coordination avec les responsables de la police espagnole, de la Guardia Civil et des services de l’immigration, afin de discuter de la mise en œuvre du nouveau système et de renforcer la coopération entre les autorités espagnoles et marocaines.
Le ministre a souligné que ce projet visait à offrir une gestion plus fluide, sécurisée et efficace des frontières, ce qui profitera directement aux habitants de Melilia. Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur espagnol, le nouveau poste frontalier sera totalement conforme aux exigences européennes et permettra l'enregistrement électronique des entrées et sorties des ressortissants de pays tiers autorisés à séjourner de manière temporaire dans l'espace Schengen. Ce système devrait être en vigueur d'ici octobre, comme prévu par la Commission européenne.
Lors de sa visite, le ministre a réaffirmé l’importance du partenariat stratégique entre l’Espagne et le Maroc, soulignant leur collaboration dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et les flux migratoires. Il a également qualifié le Maroc de "pays ami et frère", insistant sur la nécessité de renforcer les liens bilatéraux pour garantir une gestion optimale des frontières.
L'adaptation de ce poste frontalier inclut de nombreuses améliorations, telles que la construction de nouvelles bornes pour les piétons et les véhicules, la révision des voies d'accès et des systèmes de vidéosurveillance, ainsi que la modernisation des infrastructures destinées aux forces de l’ordre. Une partie des travaux a également concerné l’extension du périmètre de sécurité de la ville, avec un investissement total de plus de 38 millions d'euros.