Gardiennage à Casablanca : une commission dédiée et une mise à jour imminente du cahier des charges
Réuni en session ordinaire ce jeudi 6 février, le Conseil de la ville de Casablanca a décidé de reporter l'adoption du projet de cahier des charges relatif à l'autorisation d'exploitation du domaine public pour le stationnement. Une commission a été créée pour approfondir les discussions à ce sujet.
Après la suspension, par la maire de la ville de Casablanca, Nabila Rmili, de l'octroi et du renouvellement des autorisations pour les gardiens de voitures, une commission a été constituée, à la demande des partis représentés au conseil, pour discuter du sujet et prendre en considération le volet social.
Cette commission, qui se compose des présidents des groupes politiques, se réunira ce vendredi 7 février, a annoncé Mme Rmili lors de la session ordinaire du conseil tenue ce jeudi, sous la présidence du vice-président chargé du secteur, Lhoucine Nasrollah, afin de mettre à jour le cahier des charges relatif à l'autorisation d'exploitation du domaine public pour le stationnement.
Ce point, qui était à l'ordre du jour de la session de ce jeudi, a donc été reporté. "Ce dossier n'est pas à l'arrêt", rassure Mme Rmili, ajoutant que "plusieurs réunions à ce sujet se sont tenues ces derniers jours".
M. Nasrollah a pour sa part expliqué avoir rencontré "plusieurs gardiens de voitures autorisés, qui estiment également que ce secteur n'est pas structuré. Nous avons donc émis une première décision pour arrêter l'hémorragie et comprendre ce qui s'y passe".
« Nous avons par ailleurs tenu plusieurs réunions avec des associations représentatives et qui sont très nombreuses », a-t-il ajouté, soulignant que « ce secteur est en relation avec la circulation, d'où son importance ».
"Lors de la discussion de ce sujet, nous allons prendre en considération le volet social, dans la mesure du possible. "Deux déterminants seront pris en considération pour l'élaboration dudit cahier des charges, à savoir :
– Le plan de stationnement, déjà voté par le conseil précédent, et qu'on n'arrive pas à mettre en œuvre. D'ailleurs, ce PDS avait pour ambition de mettre en place environ 45.000 horodateurs dans les zones concernées, alors qu'on en est encore à 15.000.
– Les recommandations de la Cour des comptes, dont les principales remarques sont relatives aux facteurs à prendre en considération pour la définition de la situation sociale de ces gardiens.
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