RGPH 2024. Les établissements économiques à but lucratif, autre miroir des disparités régionales
Avec 22,5% des établissements économiques à but lucratif, Casablanca-Settat se distingue comme un pôle économique majeur au Maroc. Cette concentration, à laquelle contribue le secteur tertiaire, contraste avec des régions moins dotées comme Drâa-Tafilalet. L’analyse de ces écarts régionaux offre une perspective sur les dynamiques et les enjeux du développement économique du pays. Détails.
La région de Casablanca-Settat concentre 22,5% des établissements économiques à but lucratif, avec un total de 254.018 unités recensées. Elle contribue à hauteur de 34,3% des effectifs employés en milieu urbain. Cette importance peut s’expliquer par la présence d’infrastructures avancées, telles que des zones industrielles et des ports stratégiques, ainsi que par une proximité avec les marchés internationaux. Ce dynamisme est renforcé par une importante diversité sectorielle.
Par contre, des régions comme Drâa-Tafilalet et Laâyoune-Sakia El Hamra abritent respectivement 3,6% et 1,7% des établissements à but lucratif. Ces chiffres traduisent une présence économique plus faible, souvent liée à des infrastructures limitées, une distance par rapport aux grands centres économiques et des investissements sectoriels de moindre importance. Cette situation illustre des disparités dans la répartition des activités économiques à travers le pays.
Le secteur tertiaire comme moteur principal
Le secteur des services constitue 30,8% des établissements économiques à but lucratif et emploie près de 1,3 million de personnes. Ce secteur est prédominant dans les grandes régions économiques, notamment Casablanca, Rabat et Marrakech, et regroupe des activités variées, allant de la finance à l’éducation en passant par les technologies de l’information et de la communication.
Des disparités intra-régionales
Au sein des régions, des écarts subsistent entre les zones urbaines et rurales. Par exemple, dans la région de Casablanca-Settat, 86% des établissements sont situés en milieu urbain, laissant les zones rurales avec une présence économique plus limitée. Cette tendance est également observée dans d’autres régions, où les investissements sont majoritairement concentrés dans les grandes agglomérations.
Réduire ces disparités nécessite des politiques ciblées visant à encourager le développement économique des régions moins loties. Des investissements dans les infrastructures rurales, le renforcement de l’éducation et la formation professionnelle, ainsi que l’appui aux petites et moyennes entreprises pourraient jouer un rôle essentiel pour stimuler une croissance économique plus équilibrée.