La Banque mondiale approuve un financement de 700 MDH en appui aux systèmes de protection sociale au Maroc
Le conseil d’administration de la Banque mondiale vient d’approuver le deuxième projet d’identification et de ciblage pour la protection sociale au Maroc, d’un montant de 70 millions de dollars (près de 700 millions de DH) visant à soutenir la réforme de la protection sociale en cours.
"Fort du succès du premier projet, ayant permis la conception et la mise en œuvre du Registre national de la population (RNP), du Registre social unifié (RSU), ainsi que l’inscription de près de la moitié de la population du Royaume, cette nouvelle initiative viendra consolider davantage les bases d’un système de protection sociale innovant, facilitant l’accès aux services sociaux, en particulier pour les ménages vulnérables", a indiqué la Banque mondiale dans un communiqué.
L’institution financière internationale relève que le deuxième projet d’identification et de ciblage pour la protection sociale au Maroc vise à renforcer la stratégie de protection sociale inclusive et adaptative du gouvernement à travers trois axes majeurs :
- le renforcement et l’extension de la couverture du Registre national d’état civil ;
- l’opérationnalisation de l’Agence nationale du registre et l’expansion et la consolidation du RSU ;
- la gestion de projet, le renforcement des capacités et le suivi-évaluation.
En élargissant la couverture aux zones rurales et reculées, le projet simplifiera les processus d’identification et d’authentification pour les programmes de protection sociale, permettant aux bénéficiaires de soumettre leurs demandes par voie numérique ou à distance, tout en réduisant les formalités administratives, ajoute la même source.
Selon l’institution internationale basée à Washington, cette transformation numérique devrait avoir un impact sur au moins cinq programmes d’ici la fin 2024, et s’étendre à huit d’ici 2028, renforçant ainsi l’efficacité et la réactivité des services de protection sociale, notamment pour faire face aux défis socioéconomiques liés au changement climatique.
De même, le projet vise à optimiser les systèmes et processus existants pour une meilleure inclusion, en s’appuyant sur l’expérience utilisateur, et sur une prise de décision éclairée sur des données probantes.