Lancement de la 22e campagne nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes
La 22e campagne nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles a été lancée, lundi 25 novembre à Rabat. "Pour un environnement familial favorable à un développement social sans violence à l’égard des femmes" est le thème choisi pour cette campagne, avec à la clé une série de manifestations prévues aux niveaux national et régional jusqu'au 10 décembre prochain.
Lancée lors d'une rencontre organisée par le ministère de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille, en partenariat avec le bureau du Fonds des Nations Unies pour la Population au Maroc (UNFPA), cette campagne s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du Roi Mohammed VI visant la promotion des conditions des femmes dans les différents domaines sociaux, économiques, culturels et environnementaux.
Se prolongeant du 25 novembre, qui coïncide avec la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, au 10 décembre (journée mondiale des droits de l'Homme), la campagne s'inscrit aussi dans le cadre des efforts du ministère visant à garantir un environnement familial sûr et rejetant la violence, fondé sur les valeurs du dialogue et de l'éducation, à même de consolider les valeurs d'égalité et du vivre ensemble au sein de la famille marocaine.
Intervenant à cette occasion, la ministre de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille, Naima Ben Yahia, a mis l'accent sur l'approche préventive, laquelle permet de favoriser les valeurs d'égalité et la culture du vivre ensemble à partir de la famille et en faveur de la famille et de la société, soulignant qu'il s'agit d'un développement qui offre aux femmes et aux filles un environnement familial permettant leur participation effective à la vie publique, leur contribution dans divers domaines et la préservation de leurs droits et de leur dignité.
Mme Ben Yahya a rappelé que le Maroc a été le premier pays de la région à lancer une stratégie nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, un plan de mise en œuvre y afférent, ainsi que de grands programmes incluant les différents départements gouvernementaux et non gouvernementaux, la société civile et les organisations internationales.
De son côté, la représentante de l'UNFPA au Maroc, Marielle Sander, s'est félicitée de l'organisation de cette campagne qui "vise à soutenir la famille et lutter contre les diverses formes de violence en son sein", ce qui permet d'ériger une génération consciente des ses droits et obligations, et agissante dans le développement de son pays.
Le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, a, quant à lui, fait savoir que la protection des femmes et des filles de la violence "n'est pas une question distincte ou isolée, mais fait plutôt partie de questions globales étroitement liées à de multiples domaines tels que l'enseignement, la santé, l'emploi et le développement", soulignant que cette campagne reflète l'engagement de tous les départements gouvernementaux à poursuivre les efforts en faveur de l'équité et de la lutte contre les diverses formes de violence à l'égard des femmes.
Pour sa part, le secrétaire général de la Présidence du ministère public, Hicham Bellaoui, a fait observer que le renforcement de la politique pénale dans le domaine de la lutte contre les violences à l'égard des femmes constitue une étape essentielle pour réaliser la justice et préserver les droits des femmes, rappelant, que la violence à l'égard des femmes au Maroc, à l'instar de plusieurs autres pays, représente un défi sérieux qui nécessite l’opérationnalisation de politiques pénales efficaces qui contribuent à mettre fin à ce phénomène et à protéger les victimes.
M. Bellaoui a noté que la lutte contre la violence à l'égard des femmes nécessite une coordination entre divers acteurs de la société, notamment les autorités judiciaires, les services de sécurité, les organisations non-gouvernementales et les organismes de santé, afin de mettre en place un réseau de soutien complet fournissant l'assistance juridique, psychologique et médicale nécessaire aux victimes, outre le développement d'une législation et de mécanismes juridiques à même de garantir un environnement sûr qui protège les femmes de toutes les formes de violence.
La vice-présidente de l'Union nationale des femmes du Maroc, Amina Oufroukhi, a, quant à elle, souligné que l'Union a été pionnière dans le domaine de la défense des droits des femmes, en œuvrant pour la promotion de l'égalité et l'élimination de toutes les formes de discrimination, notant que l'autonomisation des femmes constitue l'un des grands chantiers de développement au Maroc.
(Avec MAP)