Affaire “Ould Chinwya” : entre accusations de traite d’êtres humains et poursuites pour diffamation
Visé par plusieurs plaintes, Réda, connu sur les réseaux sociaux sous le nom de “Ould Chinwya” est poursuivi pour diffamation. Les faits de “traite d’êtres humains” portent sur un dossier qui en est encore au stade de l’enquête.
Contrairement à ce qui circule sur le web, Réda, connu sur les réseaux sociaux sous le surnom de ‘Ould Chinwya’, n’est pas poursuivi pour traite d’êtres humains.
Pour l’instant, il est visé par une plainte à ce sujet. Celle-ci est “en cours de traitement”, comme l’indique à Médias24, Idriss Sedraoui, représentant de la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits humains. Il s’agit de la partie plaignante.
En parallèle, et selon les informations recueillies par nos soins auprès d’une source judiciaire, Réda ‘Ould Chinwya’, qui est actuellement en détention préventive à la prison locale de Aïn Sebaâ, est “poursuivi pour diffamation et pour atteinte à la réputation d’autrui à travers un contenu numérique publié sur les réseaux sociaux”.
Deux affaires distinctes
Ces poursuites ont été lancées, selon la même source, à la suite de “plaintes mutuelles entre sa famille et celle d’une autre personne connue sur les réseaux sociaux sous le nom de Fatima Bent Abbas. Ce dossier n’a rien à voir avec celui actuellement ouvert par la Brigade nationale de la Police judiciaire (BNPJ)”.
En effet, l’affaire relative aux soupçons de traite d’êtres humains, fondée sur la plainte de La ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits humains est, selon notre interlocuteur, encore au stade de “l’enquête judiciaire”. Il n’y a donc “pour l’instant, aucune accusation adressée contre lui” dans le cadre de ce second dossier.
Les raisons de la plainte
Contacté par Médias24, Idriss Sedraoui indique que la plainte déposée porte sur des faits de “traite d’êtres humains”, “injures” et “atteinte à la vie privée d’autrui”.
Dans un communiqué consulté par nos soins, la Ligue indique qu’un enregistrement a été “largement diffusé sur les réseaux sociaux, consistant en un entretien téléphonique entre une personne et un individu que le diffuseur affirme être Réda, surnommé ‘Ould Chinwya’. Et que cet échange contient des discussions sur une transaction de vente de corps de plusieurs hommes et de femmes, où un prix est fixé pour chaque victime”.
Et d’ajouter : “L’enregistrement confirme également que l’un des individus impliqués dans cette affaire évoque des complices, notamment un Saoudien et d’autres étrangers, en tant que clients”.
La Ligue estime également que les contenus publiés incluent “des insultes, des diffamations et des atteintes à la réputation des citoyens et citoyennes, accompagnés d’atteintes publiques à la pudeur”. C’est dans ce sens que la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits humains a décidé de déposer une plainte auprès des autorités compétentes. Celle-ci est toujours “en cours de traitement”.