Hydrocarbures. Comment ont évolué les marges au 2e trimestre 2024 (Conseil de la concurrence)
Les marges brutes des neufs sociétés de distribution des hydrocarbures surveillées par le Conseil de la concurrence, réalisées en ce 2e trimestre 2024, sont de 1,21 DH/l pour le gasoil et 1,79 DH/l pour l’essence. Des niveaux en deçà des moyennes constatées au 1er trimestre de l’année. Le détail des chiffres.
Le Conseil de la concurrence a livré son reporting du 2e trimestre de l'année 2024 relatif au suivi des engagements pris par les sociétés de distribution des hydrocarbures.
Il explique que ce 2e trimestre 2024 a été caractérisé par "une hausse des importations totales de gasoil et d’essence de 11,2% en volume, atteignant près de 1,65 million de tonnes, et de 15,93% en valeur, atteignant 14,03 MMDH en glissement annuel".
Les neuf sociétés de distribution concernées par ce reporting ont réalisé près de 85% du volume et de la valeur du total de ces importations.
Le Conseil a analysé les marges brutes réalisées sur la période citée. Il en ressort que les opérateurs ont réalisé, en ce 2e trimestre 2024, des marges brutes de près de 1,21 DH/l pour le gasoil et 1,79 DH/l pour l’essence.
"Ces niveaux demeurent relativement en deçà des moyennes constatées au 1er trimestre de l’année, qui s’élevaient à 1,46 DH/l pour le gasoil et 2,07 DH/l pour l’essence, soit un écart de 25 centimes et 28 centimes respectivement", commente le Conseil de la concurrence.
Au-delà du niveau de la marge brute réalisée, le public s'interroge toujours sur le comportement des opérateurs par rapport aux évolutions des prix à l'international. Est-ce qu'ils répercutent les baisses au même titre que les hausses ?
Sur cet aspect, le Conseil de la concurrence explique qu'en "termes de corrélation, le marché a été marqué par des tendances baissières des cotations à l’international, des coûts d’achat et des prix de cession (et indirectement les prix de vente) pour les deux carburants, avec des niveaux de variation distincts".
Et de poursuivre, "précisément, les cotations CIF ont enregistré des baisses relativement supérieures à celles des coûts d’achat, soit un écart de près de 27 centimes pour le gasoil et de 66 centimes pour l’essence, ce qui signifie que les coûts d’achat des neuf opérateurs ont été moins impactés par la baisse marquante des cotations à l’international".
"Toutefois, les opérateurs ont répercuté la quasi-totalité des baisses des coûts d’achat sur leurs prix de cession appliqués au niveau national, la moyenne des variations des prix de cession étant de l’ordre de -0,66 DH/l pour le gasoil et -0,33 DH/l pour l’essence, des niveaux de baisses quasi similaires à ceux constatés sur les coûts d’achat des sociétés de distribution concernées, soit -0,71 DH/l pour le gasoil et -0,21 DH/l pour l’essence", conclut le Conseil de la concurrence.
Voici l'intégralité du rapport :