Crise des études médicales : 27 étudiants poursuivis en justice
Ces arrestations interviennent à la suite des manifestations des 25 et 26 septembre à Rabat. Déférés devant le parquet de Rabat, 27 étudiants sont poursuivis et leur procès démarre le 23 octobre. Voici ce qui leur est reproché.
À la suite des manifestations des étudiants en médecine les 25 et 26 septembre, dispersées par les forces de l'ordre, 28 étudiants en médecine ont été déférés devant le Procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat, apprend Médias24 auprès d'une source estudiantine, ce que confirment des sources judiciaires.
27 d'entre eux font l'objet de poursuites en état de liberté provisoire.
"Ils sont poursuivis pour désobéissance, non-respect des ordres des autorités et attroupement non autorisé et non armé. La première audience de leur procès a été fixée au 23 octobre", affirment nos sources.
Dans la soirée du mercredi 25 septembre, des forces de l'ordre ont dû intervenir pour disperser un premier sit-in. Le lendemain dans la matinée, une manifestation similaire à Rabat a également été dispersée.
Les étudiants en médecine ont été soutenus par leurs pairs, ainsi que par les professeurs de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca.
Ce vendredi dans la matinée, les 28 étudiants déférés devant le parquet ont été défendus par une trentaine d'avocats volontaires.
Le corps étudiant ne renonce pas à son plan d'action
Les étudiants en médecine s'accrochent à leur agenda militant, confirme notre source estudiantine. Cette dernière précise que, pour le moment, ni le Médiateur du Royaume ni le ministère de tutelle n'ont repris contact avec les étudiants en médecine, et ce, depuis l'échec de la dernière médiation tenue sous les auspices du Médiateur du Royaume.
Dans un communiqué publié le 25 septembre, après la signature du procès-verbal entre la filière de la pharmacie et le ministère de l'Enseignement supérieur, la Commission nationale des étudiants en médecine, en médecine dentaire et en pharmacie (CNEMEP) a annoncé organiser des sit-in et des actions de protestation dans toutes les facultés au cours des deux prochaines semaines.