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Christopher Guérin, PDG du Groupe Nexans : “Nous entamons les 'vingt glorieuses' de l'électrification”

Recentrage sur l'électrification, abandon de la fibre optique et des projets télécoms, et opérationnalisation de sa nouvelle usine de Safi. Dans cette interview, le top management du Groupe Nexans revient sur sa stratégie globale et les projets en cours et à venir.

Christopher Guérin, PDG du Groupe Nexans : “Nous entamons les 'vingt glorieuses' de l'électrification”
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Le 27 septembre 2024 à 16h34 | Modifié 30 septembre 2024 à 11h45

"Le groupe Nexans est présent au Maroc depuis 77 ans, c'est donc très facile pour moi de venir au Maroc", nous répond  Christopher Guérin, PDG du Groupe Nexans quand nous l'interrogeons, ce jeudi 26 septembre, sur les raisons de sa visite, alors que se tient la 4e édition du Climate Day.

Outre sa participation à cet événement organisé par Nexans, il s'est déplacé aussi "pour évoquer l'électrification durable et montrer qu'il y a des voies possibles", d'autant que le groupe engage un revirement stratégique important. Il abandonne la fibre optique et les projets télécoms pour se recentrer sur l'électrification. 

L’entreprise, qui réalise un chiffre d’affaires annuel d'environ 1,8 milliard de DH, compte renforcer sa présence au Maroc par une troisième usine, dont la mise en service est prévue pour 2028 et qui nécessitera un investissement d’un milliard de dirhams. 

Dans cet entretien accordé à Médias24, Christopher Guérin, ainsi que la directrice générale de Nexans Maroc, Selma Alami, nous détaillent la stratégie du groupe et les raisons de ce recentrage sur l'électrification, ainsi que l'état d'avancement de son nouveau projet d'usine annoncé en décembre dernier à Safi. Le point.

Médias24 : Vous êtes présent au Maroc pour la 4e édition du Climate Day ;sd doit-on s'attendre à des annonces importantes de la part de Nexans, à d’autres investissements conséquents au Maroc ?

Christopher Guérin : Nous sommes là pour la 4e édition du Climate Day. C'est un événement qui a démarré à Paris de manière assez intimiste, dont l'objectif n’est pas de parler de notre entreprise, mais d’évoquer l'électrification durable en montrant qu'il y a des voies possibles. La 2e édition a eu lieu à Stockholm, en Suède, et nous sommes ensuite partis à New York.

Pour les investissements, nous n’avons pas encore d’autres annonces. Mais l'usine de Safi [projet pour la production de câbles d’énergie, ndlr] pourra devenir pour nous une plateforme de développement. Elle a été pensée comme une première brique à laquelle, dans cinq ans au plus tard, nous pourrons associer une deuxième brique pour monter en capacité de moyenne tension et en faire des projets de haute tension, ou placer des projets de très grande envergure s'il y a par exemple une multiplication de projets d'interconnexion sous-marine, notamment entre le Maroc et l'Europe, avec un objectif d'échanger l'énergie verte qui sera produite au Maroc avec l'Europe.

- Vous avez mentionné votre projet d'usine à Safi annoncé en décembre 2023 et portant sur un montant total d’un milliard de dirhams. Où en est-il ?

Selma Alami : Nous avons aujourd'hui finalisé toutes les étapes d'études techniques, les planches et les spécifications techniques en termes d'achats de machines. Nous avons aussi fait le choix du foncier, et nous sommes sur la dernière ligne droite pour sa concrétisation.

Nous avons également passé la majorité des étapes administratives pour la convention d’investissement avec le ministère de l’Investissement, qui nous a d'ailleurs beaucoup aidés dans ce projet. On n'attend à présent que la signature de ladite convention.

- Quelle sera la capacité de production de cette usine à son entrée en service, et comment va-t-elle augmenter à terme ?

Selma Alami : Alors ce sera un projet sur 40 hectares, qui, pour le moment, porte sur une première étape, tout en prévoyant des espaces pour des développements potentiels dans les prochaines années. Quand on pense une usine, ce n'est pas pour dix ans, mais pour cinquante ans. Nous essayons donc d'être dans les perspectives des temps moyen et long pour pouvoir accompagner le développement de la demande de l’Afrique.

Il est prévu de démarrer avec une capacité de 12.000 tonnes par an, et de poursuivre le développement.

- Quand sera-t-elle opérationnelle ?

Selma Alami : Nous avons pour ambition de démarrer à la fin du deuxième semestre de 2028, en espérant que ce calendrier tiendra. 

Il faut savoir que la consommation d'énergie renouvelable est l'un des ingrédients importants pour nous. Nous allons à cet effet signer une convention interministérielle pour supporter ce projet stratégique, et surtout, pour mettre en place toutes les infrastructures et l'écosystème pour l’accompagner, à la fois en termes d'économie circulaire et d'intégration de matières premières locales qui, aujourd'hui sont l'un des principaux challenges pour le démarrage de ce projet.

Il faut bien entendu aussi former les ressources. Ce sont des produits assez technologiques qui demandent une expertise technique. Pour l'instant, nous sommes très confiants sur l'accord global et l'avancement du projet.

Un recentrage de la stratégie du groupe sur l'électrification

- Filiale du groupe depuis 1947, Nexans Maroc s’est imposé dans le marché marocain en tant que leader dans le matériel électrique. Quels sont aujourd’hui les secteurs les plus porteurs pour l’entreprise (infrastructures, énergie, télécommunications, etc.) ?

Selma Alami : À l'image du groupe, Nexans Maroc a été très généraliste depuis le début. Elle a choisi le développement de son offre en fonction de l'évolution de son marché. Elle a donc commencé par l'électrification urbaine, puis l'électrification rurale, avec une offre très particulière dans le groupe.

Il faut savoir que nous ne produisons pas que des câbles au Maroc. Nous produisons également des transformateurs, des cellules... Nous avons aussi une filiale de distribution qui crée tout le complément de l'offre d'électrification, que ce soit pour le résidentiel ou pour les projets d'infrastructure.

Cela dit, nous avons entamé depuis quatre ans un recentrage de la stratégie du groupe de manière globale sur l'électrification, qui concerne également le Maroc, ce qui a permis à Nexans Maroc de recentrer aussi ses investissements et son développement sur la partie électrification avec les deux segments d'infrastructure.

En termes de portefeuille, nous sommes à plus de 90% sur l'électrification. Nos activités sur les autres segments comme les télécoms et l'aerospace continuent à diminuer, pour représenter aujourd'hui un peu moins de 5% au profit de l'électrification. Celle-ci représente le nerf de la guerre, le cœur de l'offre au Maroc.

Nous ne sommes plus dans la fabrication des câbles de fibre optique

- Quelles sont les raisons de ce recentrage ? 

Selma Alami : L'aerospace et les télécoms sont des marchés de niche, particulièrement pour renforcer les capacités européennes en termes de production, mais pas forcément pour en faire un segment principal à partir du Maroc.

Donc nous suivons les besoins de développement à la fois pour le Maroc et pour le groupe, dans les secteurs et les segments stratégiques au niveau de l'électrification, à la fois avec des solutions spécifiques qui vont apporter des réponses à des bâtiments ou des constructions spécifiques, et la partie tertiaire, dont les stades, les aéroports, les datacenters, puisqu'il y aura encore plus de pression sur les énergies pour les alimenter, vu la voie qu'empruntent un certain nombre de secteurs vers la digitalisation.

- Dans le cadre de la loi de finances 2024, les droits d’importation appliqués aux câbles de la fibre optique ont été revus à la hausse, passant de 2,5% à 10%. Cette augmentation a été demandée par les fabricants nationaux. S'agit-il d'une volonté d’encourager la fabrication locale ?

Selma Alami : Nous ne sommes plus dans la fabrication des câbles de fibre optique. Nous avons cédé cette activité au début de cette année à un autre organisme. La trajectoire actuelle est le recentrage de notre stratégie sur l’électrification, comme expliqué. Cela ne veut pas dire que la fibre optique est un secteur qui n'est pas rentable ou qui n'est pas important.

- Quelle en est donc la raison ? Surtout que le potentiel au Maroc semble encore important...

Christopher Guérin : Notre objectif, c'est de simplifier pour amplifier. On se recentre sur les activités cœur qui sont le domaine de l'électrification, parce qu'on entre dans une partie de l'histoire qui peut être fondamentale pour les fondations des réseaux électriques. On veut vouer toutes nos compétences R&D et nos capitaux au marché de l'électrification.

Les marchés des télécoms et les marchés d'industrie sont de magnifiques marchés, mais en les conservant, on allait diluer nos efforts et nos capitaux sur trop de marchés en même temps. C'est pour cela qu'on a cédé ces activités.

- Donc plus de fibre optique pour Nexans Maroc ?

Selma Alami : plus de fibre optique ni de télécoms.

La demande sur le dessalement a également multiplié par deux la demande sur les câbles de moyenne tension 

- À ce titre, comment la demande en solutions de câblage a-t-elle évoluée au Maroc ces dernières années ?

Selma Alami : La demande en termes de câbles a toujours été soutenue jusqu'à la fin de l'électrification au Maroc, à plus de 99%. Nous sommes entrés dans une phase d'extension, pour répondre aux besoins des extensions urbaines, notamment au Maroc. Cela nous a permis d'aller découvrir de nouveaux marchés, et d'orienter un peu l'offre vers l'export, fort de notre expérience avec les utilities et les installateurs au niveau du Maroc.

Nous avons été capables d'accompagner le Sénégal et la Côte d'Ivoire depuis vingt-cinq ans, qui étaient dans les premières réflexions sur le développement d'un réseau électrique. 

La demande sur les deux dernières années est encore plus importante que ce qu'elle a été il y a quinze ans, particulièrement par les extensions urbaines, les projets industriels qui, aujourd'hui, viennent renforcer le tissu économique, et l'avènement des énergies renouvelables.

La demande sur le dessalement a également multiplié par deux la demande sur les câbles de moyenne tension. Il faut savoir que pour une station de traitement de l'eau de mer, on a besoin de près de 60% du CAPEX sur l’énergie. Et ce 60% de CAPEX est essentiellement en câbles et en transformateurs. Tout ceci ne fait donc que renforcer le trend de la demande. 

Donc en plus de l'accroissement de la population et des extensions des villes, il y a aussi une demande exceptionnelle qui est alimentée par ces projets d'infrastructures importants.

On est parti pour une demande circulaire de vingt ans de déploiement des réseaux électriques et des énergies renouvelables 

- Comment anticipez-vous le développement de la demande sur les prochaines années, notamment avec les préparatifs qui se font pour le Mondial 2030 ?

Christopher Guérin : La croissance n'est pas tant liée à des éléments particuliers. Là, on est entré dans un moment historique de l'électricité. On est parti pour une demande circulaire de vingt ans de déploiement des réseaux électriques et des énergies renouvelables. C'est tout un écosystème, de la génération d'électricité et de sa transmission à travers des millions de kilomètres jusqu'à l'utilisation, qui se met en place.

Souvent, on regarde un peu trop l'utilisation au quotidien sans évoquer l'ensemble de l'écosystème. Mais, aujourd'hui, nous entamons les "vingt glorieuses" de l'électrification. C'est bénéfique pour le groupe, mais c'est aussi bénéfique pour la planète, parce que l’électrification est la voie la plus rapide à la décarbonation de la planète. Donc, tout ceci va dans le bon sens.

Bien sûr, il peut y avoir des événements qui accélèrent les choses. En France, le réseau électrique a dû être en grande partie renouvelé pour accueillir les Jeux olympiques, parce qu'on a eu des pics de puissance pendant cet évènement qui nécessitaient un réseau entièrement renouvelé. Et c'est ce qu'a fait le pays dans des temps record. Avant, les câbles d'électricité qui étaient acheminés à Paris reposaient sur des câbles des années 1970. Le pays a renouvelé l'ensemble de cette infrastructure pour accueillir les JO. Donc parfois, il y a des événements qui sont des accélérateurs.

- Est-ce que ce sera le cas du Maroc aussi ? En prévision du Mondial 2030, est-on sur un renouvellement ou bien sur la continuité de ce qui existe déjà ?

Christopher Guérin : Nous sommes plus dans la continuité. On va dire que les régions qui sont les plus en retard, c'était celles qui étaient les plus en avance cinquante ans auparavant, parce qu'elles doivent tout repenser de A à Z. Et les régions qui sont en plein développement et en pleine croissance, elles, si elles évitent les erreurs des régions qui étaient plus matures, elles ont un temps d'avance.

Donc je pense qu'il y a un retard qui est en train de se combler et, surtout, une forme de modernité assez exceptionnelle par rapport à ce qui se passe actuellement en termes de développement.

Les calendriers des commandes sont bloqués jusqu'en 2027 pour les câbles et 2028 pour les transformateurs 

- Vous avez dit que la demande a beaucoup augmenté ces deux dernières années. Peut-on avoir des chiffres ? 

Selma Alami : Nous parlons d'une augmentation de près de 45% pour accompagner plusieurs projets stratégiques, notamment la liaison des deux barrages Sidi Mohammed Ben Abdellah et Sebou. Nous avons livré les transformateurs de puissance selon un calendrier très serré pour répondre à la demande stratégique.

Ces installations ont été déployées par des équipes marocaines avec 100% de nos compétences. Ce sont des applications qui n'étaient jusqu'à présent pas très connues de nos équipes. C'était l'un des projets les plus importants pour nous, parce qu’il nous a permis aussi d'avancer dans la chaîne de valeur, mais surtout de développer la compétence technique de nos équipes sur des projets très challengeants. C'était important pour nous d'apporter une réponse à la demande du gouvernement marocain, avec un calendrier très serré. 

Il faut savoir que sur la partie distribution et production, il y a une telle tension que les calendriers des commandes sont bloqués jusqu'en 2027 pour les câbles et 2028 pour les transformateurs.

On est très conscients de l'importance de la mise à disposition des capacités nécessaires pour accompagner la transition énergétique marocaine, puisqu'on a la visibilité et l'engagement du gouvernement à moyen terme sur ces projets de manière assez claire.

- Vous avez évoqué le projet d'interconnexion des barrages de Sebou et Sidi Mohammed Ben Abdellah. Allez-vous également intervenir dans celui prévu dans la région de Tanger, pour relier les barrages de Dar Khroufa et Oued El Makhazine ? 

Selma Alami : Son calendrier est encore plus challengeant que le premier. Nous sommes en train d'étudier toutes les possibilités pour pouvoir y répondre, et j'espère qu'on sera capable de le faire.

- On peut donc dire que vous êtes intéressés par le marché ?

Selma Alami : Oui, on priorise. La grande difficulté aujourd'hui, c'est la réactivité de nos fournisseurs en termes de matières premières.

Les projets ne manquent pas, mais planifier les ressources qui ne l'ont pas été à l'avance constitue quand même un challenge pour la chaîne de valeur. Nous essayons alors de trouver des adaptations avec des alternatives sur des designs, des composants, etc. Il y a une sorte de pré-ingénierie importante qu'on associe à la réflexion au démarrage du projet pour ne pas subir les calendriers. 

Donc j'espère que nous allons pouvoir le faire pour le projet d'interconnexion prévu à Tanger.

- Vous avez également évoqué les projets de dessalement. Allez-vous aussi intervenir dans le méga projet de station de dessalement en construction à Casablanca ?

- Selma Alami : notre capacité pour le moment est limitée, et c'est la raison pour laquelle on a fait des extensions. Malheureusement, tous les projets sont lancés en parallèle. 

La capacité industrielle globale installée que ce soit au niveau du Maroc ou de l'Afrique ne permet pas de répondre avec des calendriers très précis.

Nous faisons de notre mieux pour prioriser en fonction de l'intérêt et des clients. 

Nous avons aussi la capacité de créer de la valeur pour l'écosystème. Donc nous allons accompagner les projets les plus concrets en termes de calendrier, et les plus rentables en termes de financement aussi.

- Pour ce qui est de la pression sur la matière première, qui se poursuit depuis la crise du Covid-19, comment la gérez-vous ?

Selma Alami : Notre modèle nous permet d'avoir des réflexions systémiques sur la façon avec laquelle on produit un produit fini. On source nos matières premières, on transporte nos produits, on choisit nos clients et nos fournisseurs. Et parmi les approches globales importantes que nous adoptons figurent les conventions et les contrats qui nous permettent de sécuriser nos besoins à l'échelle du groupe sur des périodes assez longues.

Un grand effort est également fait sur la R&D pour l'économie circulaire, mais aussi sur la manière d'intégrer la matière recyclée dans notre process de fabrication. C'est un des leviers très importants sur lesquels on compte pour pouvoir lisser un peu la tension.

Nous repositionnons aussi la priorité sur des segments stratégiques et les clients stratégiques. On ne peut pas être sur tous les fronts, tous les combats et répondre à toutes les solutions tout en ayant des réflexions profondes. 

Si on ne procède pas à une concentration particulière sur l'économie circulaire, si on ne change pas nos habitudes de consommation, et si on ne tire pas vers le haut l'écosystème avec nos fournisseurs, nous n’allons pas pouvoir répondre à la problématique de la pression sur la matière première qui, aujourd'hui, est un état de fait.

- Quels sont les pays auprès desquels Nexans Maroc se fournit en matières premières ?

Selma Alami : Un peu partout dans le monde. Nous avons aussi des usines européennes qui nous fournissent. Mais cela dépend des matières pour les différents segments. Nous faisons le maximum en local, la possibilité est là, mais il y a beaucoup d'intrants qui viennent de l'étranger parce que, malheureusement, il y a un certain nombre de matières qui ne sont pas localement intégrées. 

- Vous avez parlé de la composante R&D. Quelles sont les innovations technologiques développées par Nexans Maroc pour répondre aux besoins de la transition énergétique au Maroc ?

Selma Alami : Le groupe Nexans a décidé, depuis deux ans déjà, de baser un designlab au Maroc. C'est une structure qui nous permet, de manière agile et avec une approche de design thinking, de prendre en considération les besoins actuels et futurs de nos clients. À travers cela, on a réalisé plusieurs sessions de brainstorming avec un certain nombre de développeurs, de producteurs d'énergie, mais aussi avec les utilities et les transporteurs, desquelles nous sommes sortis avec trois conclusions importantes. 

La première est le smart grid. Si on veut répondre aujourd'hui à la problématique de l'intermittence au niveau des réseaux, on est obligé de monitorer la digitalisation des réseaux électriques de manière un peu plus large ; ce qui est un besoin incontournable en termes d'innovation et en termes de développement de nouvelles solutions. La connectivité au niveau des équipements devient une évidence, un must.

La deuxième, c'est l'optimisation du TCO, le Total Cost of Ownership, qui devient important, que ce soit pour les développeurs, ou pour les installateurs, parce que les coûts de la main-d'œuvre et des matières premières ne sont plus ce qu'ils étaient auparavant.

La troisième et dernière conclusion c’est la décarbonation des produits. On voit la demande augmenter pour des produits de plus en plus respectueux des principes du développement durable.

 Il y a donc trois trends importants qui nous obligent à faire des réflexions profondes, particulièrement dans l'innovation à la fois de solutions et de produits à la disposition des clients.

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Tags : Nexans Maroc
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