Fin de la première phase de réhabilitation du monastère de Toumliline à Azrou
La première phase, centrée sur la restauration d'urgence de la chapelle et la sécurisation du site, ouvre la voie à une deuxième phase visant à accueillir un public plus large et à faire découvrir l'histoire de ce lieu emblématique.
Une cérémonie marquant la fin des travaux de la première tranche de restauration et d'aménagements de la chapelle du monastère de Toumliline, située dans les hauteurs d'Azrou, a été organisée samedi 22 septembre.
Cette première tranche de restauration est le fruit d'une collaboration entre la Fondation "Mémoires pour l'Avenir", le Centre inter-convictionnel Ta'aruf de la Rabita Mohammedia des Ouléma avec le soutien de la Fondation belge '’Future 21’’ et l'USAID.
Dans une déclaration à la MAP, Lamia Radi, présidente de la Fondation Mémoires pour l’Avenir, a souligné les objectifs de cette première phase de restauration et l'importance du site dans l'histoire du Maroc.
"Aujourd'hui, nous célébrons ensemble la fin de la première phase des travaux de réhabilitation de l'ancien monastère de Toumliline qui a été le lieu de rencontres internationales, uniques, exceptionnelles, précurseurs en matière de dialogues interreligieux, à partir de l'été 1956, soit trois mois après l'indépendance du Maroc", a-t-elle expliqué.
Elle a également mis en avant la collaboration avec divers partenaires, dont la Rabita Mohammedia des Ouléma, l'Agence nationale des eaux et forêts, le Conseil préfectoral de Meknès et la région de Fès-Meknès, pour la préservation et la réhabilitation du site.
Mme Radi a indiqué que cette première phase, centrée sur la restauration d'urgence de la chapelle et la sécurisation du site, ouvre la voie à une deuxième phase visant à accueillir un public plus large et à faire découvrir l'histoire de ce lieu emblématique.
Elle a par ailleurs mis en avant la fructueuse collaboration avec l'USAID dans le cadre du projet Dakira, qui a permis de soutenir financièrement la restauration du site et la transmission de sa mémoire aux jeunes générations.
"Réinventer Toumliline"
S’exprimant lors de cette cérémonie, Aicha Haddou, présidente du Centre inter-convictionnel Ta’aruf de la Rabita Mohammedia des Ouléma, a rappelé le discours du Roi Mohammed VI, à l’occasion de la conférence internationale sur les droits des minorités religieuses à Marrakech dans lequel le Souverain a cité Toumliline comme un lieu d’accueil et de débat interreligieux.
Tout en mettant en avant la dimension symbolique de la restauration de la chapelle, elle a relevé qu’il a été surtout question de stabiliser les fondations et de les renforcer en veillant à rester fidèle à l'essence du site.
De son côté, Baronne Martine Jonet-de Bassompierre, présidente de la Fondation Future 21, a mis en avant l'importance symbolique de la restauration de la chapelle du monastère de Toumliline, au-delà de son aspect esthétique.
Elle a souligné que ce lieu, plus que jamais pertinent dans le contexte actuel marqué par la violence et les conflits, se doit d'être un centre de construction d'un avenir plus pacifique, fondé sur le dialogue et le respect mutuel.
Cette rencontre a été l’occasion pour rappeler l’histoire exceptionnelle de ce lieu, qui a accueilli des débats inter-religieux précurseurs de 1956 à 1967, les Rencontres internationales de 1956 et 1957 qui étaient placées sous le haut patronage de Feu Mohammed V, et la session de 1957 qui était placée sous la présidence effective de Feu Hassan II, alors Prince héritier.
Le projet "Réinventer Toumliline" mené par la Fondation Mémoires pour l’Avenir en partenariat avec le Centre interconvictionnel Ta’aruf lié à la Rabita Mohammedia des Oulemas consiste en la préservation de ce site historique exceptionnel et de sa mémoire pour sa diffusion auprès de la jeunesse marocaine, ainsi que la relance de rencontres de débats et de dialogues inter-religieux au profit du plus grand nombre.
(Avec MAP)
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