Voici les prévisions officielles pour l'économie marocaine sur la période 2025-2027
La ministre de l'Économie et des finances, Nadia Fettah, a présenté, le jeudi 25 juillet au Parlement, les prévisions du ministère concernant divers agrégats et variables économiques pour les années 2025, 2026 et 2027. Cependant, il est important de noter que ces prévisions reposent sur des hypothèses marquées par des incertitudes
Les prévisions s’inscrivent dans le cadre du programme budgétaire triennal (2025-2027), qui se façonne largement en fonction de ces projections.
Voici les principaux points à retenir :
La campagne céréalière s'annonce moyenne mais meilleure que les dernières années, avec une production estimée à 70 millions de quintaux pour les années 2025, 2026 et 2027. Durant cette période, le prix du pétrole devrait se stabiliser autour de 80$ le baril, tandis que le prix du gaz butane maintiendrait un niveau constant de 450 $ la tonne. Quant au taux de change dollar-dirham, le ministère anticipe un taux de l’ordre de 9,8 DH/$ sur l’ensemble des trois années.
Après avoir été révisée à la baisse en 2024, la croissance économique est projetée pour retrouver des niveaux proches de ceux d’avant la pandémie, avec 4,6% en 2025, puis 4,1% en 2026 et 4,2% en 2027. La valeur ajoutée agricole devrait atteindre 11% en 2025, avant de s'ajuster à 4,4% en 2026 et à 4,7% en 2027. Parallèlement, la valeur ajoutée non agricole devrait connaître une tendance ascendante, affichant des taux de croissance de 3,7% en 2025, 4% en 2026, et 4,2% en 2027.
Le déficit budgétaire devrait poursuivre sa trajectoire descendante, se réduisant à 3,5% du PIB en 2025, avant de s’établir autour de 3% en 2026 et 2027.
Le taux d'endettement global par rapport au PIB devrait également poursuivre sa baisse, se chiffrant à 68,4% en 2025 et convergeant vers 66,3% du PIB en 2027.
Il convient de souligner que les orientations de la loi de finances 2025 sont étroitement fondées sur ces prévisions. Il est également à noter que ces prévisions devront être révisées en cas de nouvelle année de sécheresse.