Les plantes sont particulièrement sensibles aux caprices du climat. En plus des pertes de rendement, les agriculteurs doivent désormais s’adapter au décalage des calendriers culturaux, ce qui impacte l’approvisionnement des marchés nationaux et internationaux.
Un constat corroboré par une analyse du ministère de l’Agriculture, sur la vulnérabilité des cultures aux changements climatiques.
"La perception des agriculteurs fait état d’un décalage des calendriers culturaux d’un mois, notamment pour les agrumes, qui est attribué au décalage de la pluviométrie", affirme le ministère de tutelle.
D’autres cultures sont également concernées. Selon un professionnel sondé par Médias24, l'impact est surtout observé sur les cultures exigeantes en froid, comme les rosacées (pommier, poirier, cerisier, noyer, etc).
"Ces cultures ont besoin d'accumuler un nombre d'heures de froid pour passer à la floraison. Si ce nombre n'est pas atteint, la floraison est décalée, ce qui retarde également la récolte", poursuit notre interlocuteur. Par exemple, à l’aube de la saison estivale, les grappes de raisins commencent généralement à apparaître sur le marché de gros de fruits et de légumes à Casablanca.