Le Haut-Commissaire a noté qu'à la fin mai 2024, "l'écart entre les besoins de financement humanitaire et les ressources disponibles s'élevait à 40,8 milliards de dollars américains. Les appels étaient financés à un taux de seulement 16,1 %".
Il a comparé cette situation avec près de 2 500 milliards de dollars américains de dépenses militaires mondiales en 2023, soit une augmentation de 6,8 % en valeur réelle par rapport à 2022, représentant la plus forte augmentation annuelle depuis 2009.
En plus de causer des souffrances humanitaires intolérables, Volker Turk a averti que "la guerre a un coût élevé à long terme sur l'environnement, notamment par la combustion des terres, la pollution chimique de l'air, de l'eau et du sol, la destruction des infrastructures civiles et même le risque de catastrophe nucléaire".
Il a souligné l'obligation de "prendre au sérieux les motivations et les causes profondes des tensions, de la violence et des conflits". À cet égard, il a évoqué les inégalités et le déni des droits fondamentaux – nourriture, eau, logement, éducation, travail décent et environnement propre, sain et durable, ainsi que la discrimination systématique, la mauvaise gouvernance et la répression des voix dissidentes.
À l'échelle mondiale, le Haut-Commissaire a souligné que "les inégalités ont connu la plus forte augmentation depuis trois décennies, les pays pauvres ayant subi une crise économique plus sévère à cause de la pandémie de Covid-19 par rapport aux pays plus riches." En effet, 4,8 milliards de personnes sont devenues plus pauvres qu'elles ne l'étaient en 2019, tandis que la fortune des cinq milliardaires les plus riches du monde a plus que doublé depuis le début de cette décennie".
Il a conclu que la communauté internationale est loin de tenir la promesse de l'Agenda 2030, puisque près de la moitié de l'humanité – environ 3,3 milliards de personnes – vit dans des pays dont les gouvernements dépensent davantage pour le service de leur dette que pour investir dans les systèmes de santé et d'éducation de leurs populations.
L'absence de mention du conflit artificiel du Sahara discrédite les tentatives de désinformation menées par les séparatistes du Polisario et du régime algérien pour présenter le provinces du sud du Royaume comme instables où les droits de l'hommes sont bafoués.
En ignorant délibérément le conflit du Sahara dans son rapport, Volker Turk envoie un message fort : les allégations de violations des droits de l'homme dans les provinces du sud du Maroc sont infondées et ne méritent pas d'être mentionnées dans une analyse sérieuse et objective des droits de l'homme à l'échelle mondiale.