ANRAC : “Aucune importation de cannabis ou de produits de cannabis n’a à ce jour été autorisée” (El Guerrouj)

"Nous sommes encore en train de travailler avec les douanes pour établir la nomenclature requise pour l’importation de ces produits. Le cahier des charges n’a pas non plus été finalisé", a expliqué ce vendredi 17 mai Mohammed El Guerrouj, directeur de l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis, lors de l’atelier de travail sur l’expérience marocaine en matière de réglementation du cannabis, organisé par la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques.

ANRAC : “Aucune importation de cannabis ou de produits de cannabis n’a à ce jour été autorisée” (El Guerrouj)

Le 17 mai 2024 à 11h22

Modifié 17 mai 2024 à 16h06

"Nous sommes encore en train de travailler avec les douanes pour établir la nomenclature requise pour l’importation de ces produits. Le cahier des charges n’a pas non plus été finalisé", a expliqué ce vendredi 17 mai Mohammed El Guerrouj, directeur de l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis, lors de l’atelier de travail sur l’expérience marocaine en matière de réglementation du cannabis, organisé par la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques.

Le directeur de l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) est revenu sur la loi relative aux activités de cannabis en vigueur et ses textes d’application, ainsi que sur les activités autorisées à ce jour au Maroc. "La loi relative à la réglementation de cannabis a été adoptée en juillet 2021. En une année, tous ses textes d’application ont été publiés. L’arsenal juridique est donc achevé. À ce jour, trois provinces (Chefchaouen, Taounate et Al Hoceima) et neuf activités sont autorisées", a déclaré Mohammed El Guerrouj.

"Nous ne sommes pas dans une logique d’extension de la superficie de production de cannabis"

"La première activité est celle de la production. Seul l’agriculteur qui est toujours en relation avec la parcelle de production de cannabis peut en bénéficier. Nous ne sommes donc pas dans une logique d’extension de la superficie de production de cannabis au Maroc. Nous ciblons ces petits agriculteurs qui produisaient auparavant le cannabis de manière illicite", a précisé Mohammed El Guerrouj.

Et d’ajouter : "Le fait d’être éligible pour un agriculteur ne suffit pas pour avoir l’autorisation de production. Il doit obligatoirement avoir en face un opérateur qui va acheter cette production. Il doit donc absolument avoir un vis-à-vis, à travers une coopérative, laquelle doit être liée par contrat avec l’opérateur acheteur."

"La seconde activité concerne la pépinière, qui doit être établie au niveau des trois provinces autorisées, tandis que la troisième, qui concerne toujours la semence, est celle de l’exportation et de l’importation, dont les autorisations sont délivrées sur la base de celles de l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA)", a encore indiqué le directeur général de l’ANRAC.

"En 2024, nous sommes à un stade avancé d’importation de semences"

"En ce qui concerne l’importation de semences, nous avons accusé l’année dernière un retard car nous avons démarré au mois de mars, avec toutes les procédures requises avec l’ONSSA. Cela s’est répercuté sur la production. Cette année, toutes les mesures ont été prises ; nous en sommes à un stade très avancé par rapport à l’importation des semences."

"Il reste cinq activités, qui doivent être réalisées par une société de droit marocain", à savoir la commercialisation, le transport, l’importation et l’exportation de cannabis et de produits de cannabis.

S’agissant de l’importation, Mohammed El Guerrouj a toutefois précisé "qu’aucune opération d’importation de cannabis ni de produits de cannabis n’a été autorisée à ce stade. Nous sommes encore en train de travailler avec les douanes pour établir la nomenclature requise pour cette activité. Aucune importation n’est donc autorisée, et nous n’avons pas encore non plus finalisé, avec l’administration des douanes, le cahier des charges".

C’est en quelque sorte une bonne chose, a-t-il estimé : "Cela nous permet en effet de valoriser la production marocaine, qui sera donc plus compétitive."

L’activité relative à la transformation arrive quant à elle en bout de chaîne. "C’est l’opération phare de tout l’écosystème de cannabis, qui permet de mettre sur le marché les produits finis à base de cannabis", a expliqué Mohammed El Guerrouj.

Et de préciser par rapport à cette activité de transformation : "Il y a deux types d’autorisations de transformation délivrées" qui dépendent du taux de THC. Si ce dernier est supérieur à 1%, la production ne peut être exploitée que par l’industrie pharmaceutique pour la fabrication de médicaments, selon la loi 17-04.

Lorsque le THC est inférieur à 1%, la production peut être utilisée dans plusieurs secteurs, notamment la production de compléments alimentaires, de produits cosmétiques et l’agroalimentaire.

L’usage du cannabis dans le textile et la construction n’est pas encore d’actualité

D’autres utilisations peuvent être faites du cannabis, a expliqué Mohammed El Guerrouj, notamment le textile, la construction et le papier... Sauf que les variétés destinées au textile et à la construction ne sont pas celles destinées au CBD et au THC.

En termes de rentabilité économique, le Maroc est encore loin de ces utilisations. Cela s’explique par le fait que les agriculteurs dans les trois provinces sont dispersés et disposent en moyenne de parcelles d’une superficie inférieure à un hectare. Il est donc difficile de lancer ces activités.

"Nous n’accorderons une autorisation pour une fin donnée que s’il y a un opérateur en face. Les études économiques pour ces deux utilisations sont toujours en cours. Nous sommes à 99% sur le projet CBD, et seuls deux opérateurs s’activaient l’année dernière sur le THC", a conclu le directeur de l’ANRAC.

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