Suspensions et retenues sur salaire à l'encontre de 500 enseignants
En tout, 500 enseignants grévistes sont concernés par la décision de suspensions et de retenues sur salaire.
Ce chiffre recueilli auprès d'une source syndicale nous a été confirmé par le ministère de l'Education nationale.
Lors de son passage le lundi 8 janvier devant les députés, Chakib Benmoussa, s'est prononcé sur les suspensions d'enseignants de leurs postes et les retenues sur salaire des enseignants grévistes qui font grand débat.
"Je confirme que la grève est un droit garanti par la Constitution. Toutefois, la loi insiste sur le principe de la rémunération en contrepartie du travail. C'est ce qui a été appliqué par tous les gouvernements successifs", a affirmé le ministre de l'Education nationale.
"Les agressions contre les enseignants non grévistes, les provocations au sein des établissements scolaires et le non-respect de la sacralité de l'établissement expliquent les procédures entamées par le ministère contre certains enseignants".
Il a souligné que l'objectif du gouvernement est "que les enseignants rejoignent leurs classes. C'est pour cette raison que ce dernier a entamé un dialogue social "sérieux et responsable" avec les enseignants. Il s'est engagé en décembre à ne pas procéder à la retenue sur salaire pour les enseignants ayant rejoint leurs classes après les vacances trimestrielles".