301 détenus bénéficiaires du programme Moussalaha depuis 2017
Le secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Ouléma Ahmed Abbadi a indiqué, ce lundi 13 novembre à Salé, que 22 détenus bénéficient de la 13e édition du programme "Moussalaha" (Réconciliation), portant ainsi à 301 le nombre total des bénéficiaires de ce programme depuis son lancement en 2017.
Dans une allocution à l’occasion du lancement de cette édition, organisée à la prison locale de Salé, M. Abbadi a précisé que dans le cadre de l’approche genre, le programme "Moussalaha" a profité à 12 femmes détenues qui ont été libérées, mettant en relief les garanties fondamentales présentées dans le cadre de ce programme relatives notamment au respect, à la protection et à la promotion des droits humains.
Pour M. Abbadi, ce programme puise ses fondements du concept de réconciliation qui s’articule autour de trois dimensions : la réconciliation avec soi-même par l’acquisition de compétences cognitives et comportementales qui permettent aux détenus de se reconstruire et la réconciliation avec le texte religieux par l’assimilation correcte de ses enseignements et de son esprit basé sur la différence, la tolérance et l’ouverture.
Il s’agit aussi, selon lui, de la réconciliation des prisonniers avec la société en leur donnant les compétences nécessaires pour mieux contribuer à l’édification d’un projet personnel ou de toute une société.
Début novembre, une convention a été signée pour la création du centre "Moussalaha", visant la réhabilitation et la réinsertion des détenus condamnés pour des affaires d’extrémisme et de terrorisme.
Cette convention a été signée entre la Rabita Mohammadia des Oulémas, la Délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, le ministère délégué chargé du Budget, le Conseil national des droits de l’Homme et la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus. Elle vise à renforcer l’efficacité du partenariat institutionnel entre les parties signataires et l’ensemble des partenaires et acteurs institutionnels, à intensifier les efforts et à contribuer à la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.