Le Syndicat national de la presse soutient Charaï et Ramadani, victimes de diffamation et d'incitation à la haine
Le Syndicat national de la presse marocaine dénonce les attaques diffamatoires contre Ahmed Charaï et Redouane Ramadani, "lynchés" par des manifestants en solidarité avec les Palestiniens.
Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) indique dans un communiqué avoir pris connaissance de l'extrait vidéo d'une marche organisée à Tanger en solidarité avec le peuple palestinien, marquée par des slogans diffamatoires et incitant à la haine à l'encontre des journalistes Ahmed Charaï et Redouane Ramadani.
"Le SNPM considère que la liberté d'opinion et d'expression doit être garantie pour toutes les parties, et qu'elle doit être protégée contre toute violation, que celle-ci provienne des autorités, d'entités politiques ou de personnes qui exploitent des situations particulières pour prôner la censure, quelles que soient les raisons", lit-on dans le communiqué.
"C'est ainsi que nous exprimons notre solidarité avec nos collègues Ahmed Charaï et Redouane Ramadani, rejetant toute forme d'incitation, quelle que soit sa source, et appelant à valoriser les valeurs d'un dialogue responsable et mâture, ainsi qu'au respect des opinions opposées", ajoute-t-on de même source.
"Tout en renouvelant son soutien au peuple palestinien dans sa lutte contre les crimes de l'occupation israélienne et en honorant la mémoire des martyrs du devoir professionnel à Gaza, le SNPM attire l'attention sur les dangers de l'exploitation des manifestations de solidarité, sincères et spontanées, du Maroc envers les Palestiniens à des fins politiques ou personnelles", conclut le Syndicat national de la presse marocaine.