Gazelle d'or vs Bank of Africa : décision imminente
La Gazelle d'or obtiendra-t-elle l'annulation de la créance invoquée par Bank of Africa ? La cour d'appel de commerce se prononcera début juillet.
Le litige opposant la Gazelle d'or à Bank of Africa (BOA) sera tranché dans une semaine. La cour d'appel de commerce de Casablanca a mis l'affaire en délibéré pour une décision attendue le 3 juillet.
La banque réclame près de 27 millions de DH au fameux palace situé à Taroudant. Ce montant, correspondant à un crédit impayé, a été établi par un premier jugement rendu début 2021.
Dirigée par Ghita Bennis, la Gazelle d'or conteste cette créance, mais aussi le contrat de crédit dont elle résulte. La dirigeante invoque "la nullité" de ce contrat qui, selon ses dires, a été souscrit à son insu. Elle exige également l'annulation du nantissement pris pour garantir l'exécution du prêt. Ces arguments ont été balayés en première instance, qui a donné gain de cause à BOA.
D'où le recours en appel initié en février 2022 par la Gazelle d'or. Un an et quatre mois ont séparé l'enclenchement de ce deuxième round de la mise en délibéré. Sachant que la cour d'appel s'apprêtait à statuer en février dernier avant que le dossier ne soit retiré des délibérés, et ce, à la demande de BOA. Depuis, l'affaire a été confiée à un nouveau juge-rapporteur.
La décision en elle-même n'est qu'un détail. C'est dans sa portée et, surtout, dans son impact sur la Gazelle d'or que réside tout son intérêt. Pour récupérer sa créance, BOA a déjà diligenté des saisies tous azimuts sur les biens de son débiteur. Avec des ventes judiciaires visant aussi bien le foncier que le fonds de commerce de l'hôtel, respectivement mis à prix pour des sommes de 47 et 30 MDH. Aucune de ces opérations n'a abouti sur une vente. Sachant que l'appel suspend l'exécution du premier jugement.
Le sort de la Gazelle d'or reste incertain. Pour l'heure, l'hôtel, bien qu'à l'arrêt, ne fait l'objet d'aucune procédure de difficulté. Février dernier, les actionnaires ont même voté "la continuation de l'activité de la société", malgré une situation nette aujourd'hui inférieure au quart du capital social.