L’Algérie n’accepte pas l’enregistrement des réfugiés (réunion internationale à Rabat)
Lors de la 3e Consultation mondiale sur la santé des réfugiés et des migrants tenue à Rabat, la délégation algérienne s’est lancée dans une série de manœuvres pour extraire la référence à l’enregistrement des réfugiés de la Déclaration adoptée, qui rappelle la "responsabilité imprescriptible des États hôtes de procéder à un enregistrement et au recensement des réfugiés sur leur territoire, en tant que principe indispensable de protection".
Dans la "Déclaration de Rabat sur la santé des réfugiés et des migrants" adoptée lors de la 3e Consultation mondiale sur la santé des réfugiés et des migrants, tenue du 13 au 15 juin à Rabat, les participants ont réaffirmé le caractère "central et incontournable" de l’enregistrement des réfugiés pour la protection de l’intégrité des systèmes de santé, ainsi que des systèmes de protection sociale qui leur sont destinés.
Facilitée par le Maroc, la "Déclaration de Rabat" a été négociée, en amont de la 3e Consultation mondiale, pendant plusieurs semaines à Genève et avait été acceptée par l’ensemble des parties prenantes, y compris l’Algérie, rappelle l’agence MAP.
Le revirement de la délégation algérienne, qui était le seul pays à émettre des réserves sur le paragraphe lié à l’enregistrement des réfugiés, démontre, si besoin est, "sa fébrilité quant à la question de l’enregistrement des populations des camps de Tindouf se trouvant sur son propre territoire", poursuit la même source.
La position de l’Algérie, confirmée de nouveau lors de la réunion de Rabat, est en violation des engagements internationaux de ce pays, et des appels récurrents du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment la résolution 2654 (2022) sur la question du Sahara marocain, qui demande, expressément, à l’Algérie de permettre au Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) d’enregistrer et de recenser les populations des camps de Tindouf.
(Avec MAP)