Panel ‘Infrastructures’ : comment répondre au besoin d’infrastructures en Afrique ?
- Mohammed Usman Abdul-Razaq (Nigeria), vice-président, Africa Finance Corporation
- Hugo Bardi (France), vice-président engineering, Groupe Saur
- Roselyne Chambrier (Côte d’Ivoire), Managing Director, ARISE
- George Condé (Madagascar), directeur des investissements, Groupe Filatex
- Hamza Kabbaj (Maroc), directeur général, Société générale des travaux du Maroc (SGTM)
Attirant un nombre grandissant d’investisseurs, le développement des infrastructures est l’une des conditions de l’essor de l’Afrique. D’après les estimations de la Banque africaine de développement, les besoins en infrastructures du continent africain sont compris entre 130 et 170 milliards de dollars par an. Face à la perspective du doublement de sa population à l’horizon 2050, l’Afrique mise sur la construction d’infrastructures de qualité.
Le continent peine toutefois à répondre à ses besoins de financement, et les modèles économiques traditionnels mis en œuvre ne permettent pas de suivre le rythme de la croissance démographique et de l’urbanisation.
Leurs capacités étant limitées par des contraintes économiques et budgétaires, les gouvernements nationaux, qui sont les premiers pourvoyeurs de ces investissements, font appel à des sources de financement extérieures au continent (pays étrangers, fonds publics étrangers, investisseurs institutionnels).
Ils doivent ainsi s’attacher à repenser le déploiement de ces projets en ayant recours à des modes de financement innovants, impliquant notamment le secteur privé, afin d’atteindre les objectifs de développement inscrits dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine.