Agadir : mise en exploitation progressive du projet de dessalement d’eau de mer
L’Office national de l’électricité et de l’eau potable a procédé, mercredi 2 février, à la livraison, à la Régie autonome multi-services d’Agadir, de l’eau potable produite à partir du dessalement d’eau de mer.
Cette réalisation majeure va permettre de sécuriser l’alimentation en eau potable du Grand Agadir. Elle fait suite aux essais finaux démarrés le 29 janvier 2022, avant la mise en exploitation progressive par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et le gestionnaire délégué SEDA (Société d’eau dessalée d’Agadir), composé d’Abengoa et d’InfraMaroc (filiale de la CDG).
Cette solution innovante entend satisfaire les besoins immédiats en eau potable du Grand Agadir et de ses localités voisines, et ce dans l’attente de la mise en service définitive et totale du projet, conformément aux dispositions contractuelles qui le régissent, indique l’ONEE dans un communiqué.
Ce grand projet structurant de dessalement d’eau de mer, mutualisé dans le cadre d’un partenariat public-privé, est le fruit d’un partenariat entre l’ONEE et le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Son objectif : pallier la pénurie de l'eau potable au niveau du Grand Agadir et de l’eau d’irrigation de la plaine de Chtouka.
Les travaux de ce projet ambitieux ont démarré en 2018, avec une capacité au démarrage de 275.000 m3/jour (150.000 m3/jour pour l’eau potable et 125.000 m3/jour pour l’irrigation) et, à terme, de 400.000 m3/jour à parts égales entre les besoins en eau potable et en eau d’irrigation.
D’un coût global de 2,7 milliards de dirhams pour sa composante eau potable, l’unité de dessalement mutualisée emploie des technologies de dernière génération. Parmi elles, un système de captage d’eau de mer complexe, à travers deux émissaires sous le fond marin d’un diamètre de 2.400 mm et d’une longueur de 1.100 m chacun, et la technologie d’osmose inverse avec un système d’économie d’énergie, garantissant ainsi une haute performance et un coût de production d’eau optimisé.
Ce projet inclut des équipements connexes pour un coût de près de 600 millions de dirhams, réalisés par l’ONEE via un financement contracté auprès de la Banque islamique de développement (BID). Ces équipements sont constitués d’une alimentation en électricité par un réseau de trois lignes haute tension sur un linéaire de 55 km, à partir du poste source de Tiznit d’une puissance de 68 MVA à terme, et d’une conduite de transport d’eau potable à la sortie de la station de dessalement, sur un linéaire de 44 km jusqu’à l’entrée de la ville d’Agadir.
(Avec MAP)