Le président algérien se lâche contre le Maroc
Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire français Le Point, le président algérien, Abdelmajid Tebboun, a tenu des propos violents contre le Maroc et la monarchie.
Interrogé sur la relation avec le Royaume, Abdelmajid Tebboun cite "une rupture qui remonte à tellement longtemps qu'elle s'est banalisée".
Les frontières resteront-elles fermées entre les deux pays voisins? Une question à laquelle le président algérien répond par l'affirmative: "Oui. On ne peut pas ouvrir les frontières avec un vis-à-vis qui vous agresse quotidiennement". Pour lui, le Maroc a "toujours été l'agresseur".
"Nous n'agresserons jamais nos voisins. Nous riposterons si l'Algérie est attaquée", poursuit-il.
Sur le dossier du Sahara, Tebboun évoque désormais une "génération impatiente qui a grandi dans les camps de Tindouf et qui refuse la situation actuelle".
Aux yeux du président algérien, la reconnaissance des Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara "ne veut rien dire". "Certains croient qu'avec l'ouverture de consulats (à Laâyoune et Dakhla) le dossier est clos", le Maroc devrait revenir rapidement à une solution acceptable", ajoute le président algérien avant de tempérer: "Entre l'Algérie et le Maroc, le Sahara a toujours été une pomme de discorde mais pas un casus belli.