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ECONOMIE

La TPE et la crise du Covid : le décryptage de Issam Maghnouj

INTERVIEW. Le Directeur du marché des commerçants/artisans, TPE et entrepreneuriat chez Attijariwafa bank nous raconte comment ses clients traversent cette période de crise. Il nous livre aussi son regard de banquier sur la réponse apportée par les pouvoirs publics pour maintenir à flot cette catégorie d'entreprises, qui représente le plus gros du tissu économique du pays. 

La TPE et la crise du Covid : le décryptage de Issam Maghnouj
M.M.
Le 26 janvier 2021 à 11h32 | Modifié 10 avril 2021 à 23h15

Pour prendre le pouls de l’économie réelle, les banquiers sont les mieux placés. En contact direct et continu avec les chefs d’entreprises, ils connaissent mieux que quiconque l’état du moment, le moral des patrons, leurs préoccupations, leurs soucis, l’impact réel des politiques publiques sur l’entreprise, le business, l’emploi…

Dans cette interview, nous donnons la parole à Issam Maghnouj, directeur du marché des commerçants/artisans, TPE et entrepreneuriat chez Attijariwafa bank pour connaître comment cette catégorie d’entreprises, qui représente le plus gros du tissu économique du Maroc, a traversé cette si particulière année 2020.

Vulnérable, pas assez grosse pour tenir face aux tempêtes, ni assez bien capitalisée pour avoir du souffle, la TPE qui englobe aussi, comme nous l’explique M. Maghnouj, commerçants, artisans, petits industriels, agriculteurs… a été durement touchée par la crise du Covid-19. Mais les dégâts, selon notre banquier, auraient été pires si les pouvoirs publics n’avaient pas réagi aussi vite, via le Comité de veille économique (CVE), pour sauver des vies, des business et des emplois.

Il nous raconte ici comment il a vécu en tant que banquier cette année de crise, comment ses clients ont pu (ou pas) encaissé ce choc, l’impact de la batterie de mesures déployées par l’Etat et les banques pour maintenir les entreprises sous perfusion et les aider dans la relance de leur business, et rassure face au risque du surendettement de ces très petites entreprises et la forte montée des impayés bancaires.

- Médias24 : La TPE est un concept qui change selon les banques, les institutions. C’est quoi une TPE pour vous dans le groupe Attijariwafa bank ?

- Issam Maghnouj : Il est vrai que jusqu’à très récemment, cohabitaient en effet plusieurs définitions de la TPE au Maroc selon les institutions, qu’elles soient publiques ou privées. Mais depuis le lancement du PIAFE (Programme Intégré d’Appui et de Financement des Entreprises), nous avons assisté à une consolidation des différentes définitions pour arriver, aujourd’hui, à un consensus qui définit la TPE comme toute entreprise, qu’il s’agisse d’une personne morale ou physique, qui développe un chiffre d’affaires inférieur à 10 MDH. Avec, tout de même, une distinction pour les micro-entreprises dont le chiffre d’affaires est en deçà de 3 MDH. La TPE est plurielle et hétérogène, on la retrouve sous toutes formes sectorielles, à savoir les commerçants, les artisans, les petits agriculteurs, la petite industrie, les entreprises de services, etc.

- Avant de parler de l’impact de la crise sur les TPE, on voudrait savoir d’abord comment, vous en tant que banquier, avez vécu cette crise. L’année s’annonçait normale, avec le lancement du programme Intelaka qui devait signer le début d’une nouvelle ère dans le financement de la petite entreprise. Et puis, il y a cette pandémie qui arrive dès mars. Comment avez-vous vécu cela ? Qu’est-ce qui a changé pour vous avec la Covid ?

Le changement a été radical pour tout le monde. Il y a eu un confinement assez dur, bien que nécessaire, qui a induit une baisse voire un arrêt d’activité pour bon nombre d’opérateurs.

Pour le banquier, le réflexe immédiat est d’assurer la continuité de l’activité et des services à la clientèle dans les meilleures conditions. D’abord pour protéger nos salariés qui sont sur le front, exposés en agence, puis mettre à niveau l’ensemble de notre réseau pour qu’il soit équipé très vite afin de continuer à recevoir la clientèle dans le respect des gestes barrières. Et puis surtout, assurer la continuité de la prise en charge des demandes de nos clients. Tout cela s’est déroulé avec une très grande célérité.

Nous avons ainsi eu à opérer un virage assez rapide, notamment grâce à la digitalisation des processus et des parcours clients, démarche enclenchée il y a de cela plusieurs années par le groupe Attijariwafa bank. Nous avons assisté à une sorte d’accélération spectaculaire pendant la crise. Nos clients ont eu un recours massif aux opérations à distance, même pour les crédits. Ça a permis de faire circuler le moins de papier possible et d’avoir des parcours clients plus fluides. C’est un des effets positifs de cette crise. 

- Et pour votre clientèle de TPE, comment ce choc a été vécu maintenant qu’on a assez de recul sur cette première phase de crise ?

Pour la TPE, cette crise sanitaire s’est muée rapidement en crise économique parce que la plupart des opérateurs étaient impactés. Les petites structures, qui sont les plus vulnérables, ont été durement touchées. De par leur taille d’abord, mais aussi parce qu’elles opèrent dans des secteurs d’activités où elles sont dans un contact quotidien avec le citoyen. Avec le confinement et les gestes barrières, l’impact en termes de business a été donc immédiat. Beaucoup de secteurs ont souffert. Les cafés, les restaurants, le tourisme et bien d’autres…

- Les autorités publiques ont réagi de manière assez rapide en instaurant le CVE qui a lancé plusieurs mécanismes de soutien aux entreprises, dont l’essentiel est passé par le secteur bancaire. Comment jugez-vous avec du recul la réponse apportée par le CVE ?

Le gouvernement marocain, sous Hautes Orientations Royales, a déployé une réponse qui était à la mesure de cette crise, avec l’ensemble des mécanismes que vous connaissez. La construction de la réponse à la crise a été aussi assez pertinente, avec un déploiement en deux phases.

Une première phase d’urgence où il fallait permettre aux opérateurs de survivre, à travers les mécanismes d’aides et d’indemnités dont plusieurs sont passés par le système bancaire, en plus du report des échéances de crédits qui a aussi concerné les TPE.

Et puis il y a eu le lancement du produit « Oxygène » qui a permis aux TPE et aux professionnels notamment de continuer à s’acquitter, dans cette phase d’urgence, de leurs charges immédiates et à payer leurs loyers, leurs fournisseurs, leurs salariés, etc. À travers les enquêtes que nous avons pu mener auprès de notre clientèle, ce produit a contribué à sauvegarder un bon nombre d’entreprises et d’emplois.

Il y a eu ensuite une seconde phase de relance. Une fois sortis du confinement, il a fallu aider les entreprises à reprendre leur activité, à régénérer leur capacité de production. Les mécanismes proposés par Damane Relance ont permis d’apporter une réponse efficace.

- Mais la relance, comme on le voit, on n’y est pas encore avec ce virus qui continue de vivre avec nous…

Cette crise n’est pas finie en effet. Elle perdure, c’est pour cela que le dernier CVE a prolongé ce mécanisme « Relance » en l’assouplissant davantage. Parce que le sujet de la relance est toujours d'actualité.

Mais ce produit a été très efficace en ce sens qu’il a permis un certain ruissellement de la liquidité dans le système économique. C’était d’ailleurs la base de son lancement. L’objectif était de retransmettre la liquidité entre entreprises, pour limiter les crédits inter-entreprises, limiter l’impact sur les délais de paiement. Et ça a donné des résultats.

L’impact de la crise a été certes important, surtout dans certaines activités. Selon les enquêtes menées, plus de 80% des entreprises ont eu un impact négatif sur leur chiffre d’affaires. Il y a eu aussi un impact sur les emplois, les délais de recouvrement des créances, etc. Mais somme toute, avec l’addition de toutes les mesures mises en place par le CVE et déployées par les banques, l’impact a été malgré tout circonscrit, avec une économie qui a affiché une certaine résilience.

- Ces produits de crédits garantis par l’Etat ont-ils pu sauver des entreprises ? Ou avez-vous remarqué de la casse, des fermetures, des faillites… ?  

C’est un peu trop tôt pour tirer un bilan précis sur le nombre de faillites. Nous devons attendre les chiffres officiels pour connaître à la fois l’impact sur la dynamique de création d’entreprise, mais aussi sur le taux de mortalité. Pour l’instant il n’y pas, à ma connaissance, de chiffres définitifs à analyser.

Mais globalement, même si cette crise a été rude, son impact a été probablement réduit grâce à ces mesures déployées, surtout que les produits Oxygène et Relance ont bénéficié principalement aux TPE.

- La TPE part d’une base assez fragile en termes de fonds propres, d’organisation, de transparence financière… Est-ce que ces entreprises ont eu du mal à accéder à ces mécanismes de financement dont les conditions d’octroi sont assez strictes ?

Nous avons essayé de servir le maximum d’entreprises au travers de ces mécanismes qui sont régis par un certain nombre de critères comme vous le dites. Nous avons été, il faut le dire, extrêmement proactifs. Nous n’avons pas attendu que nos clients viennent nous voir pour demander des crédits, puisque dès l’annonce de ces mesures, nous avons ratissé notre portefeuille clientèle et contacté massivement les opérateurs, notamment à travers nos commerciaux sur le terrain, pour les informer de ces mécanismes.

- Le crédit Oxygène est à la base un crédit court terme (CT), mais le CVE a donné la possibilité de le convertir en crédit à moyen et long terme (CMT) en cas d’incapacité de remboursement. Est-ce qu’il y a eu beaucoup de reconversions en CMT ou les TPE ont pu rembourser leurs crédits dans l’année ?

L’opération est toujours en cours de finalisation. Attijariwafa bank a concentré d’ailleurs une part importante des crédits Oxygène avec une part de marché de 37%. Sur les reconversions, je ne peux pas vous donner de chiffres précis à ce jour, mais ce que je peux vous dire, c’est que l’écrasante majorité des clients choisit de convertir leur crédit Oxygène en CMT. Cela permet de donner du souffle à ces entreprises, la crise n’est malheureusement pas encore derrière nous.

- Avec tous ces crédits (Oxygène et Relance) distribués pour maintenir à flot des très petites entreprises, ne risque-t-on pas de générer un phénomène de surendettement dont les effets peuvent être catastrophiques sur le moyen terme ?

D’abord, les banques continuent de faire leur travail de banquier. Nous gérons les crédits dans les règles de l’art et nous restons extrêmement vigilants. Il n’y a pas de sujet réellement pour le moment sur ce risque de surendettement.

Il faut aussi savoir qu’il y a quelques garde-fous qui ont été mis en place pour éviter justement cette situation. Le premier est ce qu’on appelle l’endettement croisé : exemple d’un client qui prend un crédit chez deux ou trois banques en même temps. C’est ce qui mène généralement au surendettement.

Concernant les produits Oxygène et Relance, un des critères centraux d’octroi, qui est vérifié dossier par dossier, c’est qu’un client ne peut prétendre qu’à un seul crédit dans le système bancaire. S’il a pris un crédit Oxygène ou Relance chez une banque, il ne sera pas servi par une autre banque. Le risque a été circonscrit dès le départ. Nous avons en plus un crédit bureau, qui centralise toutes les données, que nous consultons systématiquement pour toutes demandes de crédit. Nous sommes donc capables de connaître le niveau d’endettement d’un client.

Autre élément, et qui est plutôt positif, c’est qu’une partie non négligeable des TPE qui a bénéficié des crédits Oxygène et Relance, n’avait pas de crédits avant. Ce sont en partie des primo-accédants et donc il n’y pas de sujet réellement de surendettement sur cette catégorie de clients. Sur ce plan-là, la situation est plutôt maîtrisée.

- Mais nous avons vu sur un autre plan une explosion des impayés dans le secteur bancaire, avec une progression de 14% sur l’année selon les derniers chiffres de Bank Al Maghrib. Les TPE sont-elles concernées par ce phénomène ?

Il est difficile de connaître la part des TPE dans les chiffres consolidés. Et je ne peux pas donner de chiffres précis à ce sujet. Nous sommes une entreprise cotée et nous allons bientôt communiquer sur nos résultats et notre bilan 2020, où ces chiffres seront précisés et détaillés. Ce qu’on peut dire, c’est qu’évidemment, les impayés ont augmenté de manière significative à l’échelle de tout le secteur, comparativement aux niveaux normatifs.

Maintenant ce qu’il faut retenir, au-delà des chiffres, c’est que nous sommes un Groupe citoyen et un acteur sociétal de référence qui a continué à servir ses clients TPE de manière volontariste même dans un contexte difficile. Pour les TPE qui connaissent des difficultés par exemple, nous opérons des traitements au cas par cas pour les aider et les soutenir dans cette phase, à travers la mise en place de solutions adaptées à chaque client.

Cela dit, les mécanismes mis en place par la CCG ainsi que les reports d’échéances ont quand même permis d’atténuer ce phénomène de montée des créances en souffrance.

Et permettez-moi ici de faire valoir la contribution d’Attijariwafa bank dans tous ces programmes mis en place en 2020. Notre groupe, au-delà de la situation compliquée qu’a connue l’écosystème, a continué de financer l’économie de manière massive. Attijariwafa bank a distribué 37% des crédits Oxygène et 34% des crédits Relance.

Mais il n'y a pas que cela. Car nous avons l’impression que l’année 2020 en termes de financements bancaires s’est résumée à ces deux produits ainsi qu’à Intelaka. Ce qui n’est pas vrai.

- Vous avez donc continué à servir des crédits classiques sans garanties de l’Etat ?

Exactement. Nous avons continué à financer massivement nos clients TPE, en dehors des mécanismes Relance et Oxygène. Sur le mécanisme Damane Express qui garantit les crédits inférieurs à 1 MDH, Attijariwafa bank a une part de marché de 58%. C’est une des preuves tangibles qu’au-delà des mécanismes Relance et Oxygène, nous avons poursuivi le financement des TPE à travers les crédits classiques. Parce qu’au-delà de la crise, il y avait des entreprises qui ont continué à investir dans leur développement.

- Et cette demande de crédits dont vous parlez, elle porte sur quoi au juste, des crédits d’investissement ou de trésorerie ?

Il s’agit de crédits de trésorerie, mais également de crédits amortissables.

- Quels sont les secteurs qui ont continué à croître ou du moins à fonctionner de manière normale ?

Par exemple, toutes les activités liées à l’hygiène et tout ce qui est sanitaire. Nous avons assisté à un foisonnement d’initiatives en ce sens. Maintenant, c’est difficile de parler de secteurs qui ont profité de la crise. De la même manière que l’on n’exclut aucun secteur d’activité d’emblée de toute forme de financement.

- Sur le programme Intelaka, vous avez distribué plus de 1,2 milliard de dirhams de crédits en 2020. Ce qui veut dire qu’il y a des jeunes entrepreneurs qui se sont lancés dans l’aventure malgré le contexte, même si les chiffres restent loin de l’objectif de départ…

Le programme Intelaka a suscité un espoir énorme et a mobilisé l’ensemble des acteurs de l’écosystème : pouvoirs publics, banques, CRI, associations, etc. Tout le monde s’est mis en ordre de bataille dès le mois de février pour ce programme, parce que c’est d’abord une véritable opportunité pour les banques de financer massivement la création d’entreprises. Et puis c’est une lueur d’espoir pour les jeunes qui veulent entreprendre. La cible privilégiée, c’est toute cette jeunesse qui arrive chaque année sur le marché du travail et qui ne peut pas être absorbée par le salariat dans le secteur privé ni dans la fonction publique.

En février et mars, le programme a connu un démarrage très intéressant. Puis est venu le confinement. Et qui dit confinement, dit manque de visibilité totale et difficulté à mettre en œuvre un investissement ne serait-ce que physiquement. Il y a eu en fait une sorte de suspension du programme pendant quelques mois, ce qui est naturel. Mais nous avons continué à traiter certaines demandes, au cas par cas, sur des projets qui avaient des chances d’être mis en œuvre dans ce contexte.

Mais à partir de juillet, il y a eu une reprise. Le bilan pour moi est très bon. D’ailleurs, on ne peut pas parler de bilan sur une année, mais plutôt sur huit à neuf mois.

Attijariwafa bank a été un acteur central dans ce programme avec une part de marché de 46%. Car au-delà de notre rôle sur le marché, nous avons une conviction profonde, inscrite dans notre ADN, de soutien à l’entrepreneuriat.

Et ce programme a donc continué parce que l’entrepreneuriat ne peut pas être mis en parenthèse même dans cette période particulière. Et c’est pour moi un des outils de relance. Créer des entreprises, de l’emploi, c’est ce qui nous mettra également sur le chemin de la relance. Intelaka a eu d’ailleurs tout son sens pendant cette période de crise. Et je pense qu’en 2021, il ira bien au-delà de ce qu’on a connu jusque-là, parce que tout le monde est mobilisé pour la réussite de ce programme.

- Et sur ces projets Intelaka, quels types de projets avez-vous financés en 2020 ? C’est quoi la tendance qui se dégage ?

A l’image du tissu économique marocain, évidemment, le commerce arrive en premier lieu des dossiers financés. Le commerce et le négoce, c’est plus de 50% de l’activité des TPE au Maroc. Puis, il y a la petite industrie, les services, etc.

Il y a aussi d’autres grandes tendances qui sont positives. Plus de 70% des crédits servis sont allés vers l’investissement. Avec une dispersion sur l’ensemble du territoire national, ce qui montre que c’est un programme qui crée de la valeur dans tout le pays et pas seulement sur l’axe Casablanca-Rabat.

- Il y a eu selon vos chiffres plus de 50 000 nouveaux auto-entrepreneurs inscrits chez ATW en 2020... Ce qui est assez énorme. C’est l’effet de la crise, de la reconversion des personnes qui ont perdu leur emploi ?

C’est une lame de fond qui est là depuis quelques années. Depuis trois ans, nous observons une bonne évolution des chiffres. A l’échelle du Maroc, il y a eu 170.000 inscriptions en 2020. Ce qui est énorme. Attijariwafa bank a généré 30% de ces nouvelles inscriptions, soit plus de 50.000.

Et ce n’est pas l’effet de la crise. Il y a en fait une volonté de formalisation chez les acteurs de l’informel qui se met en place petit à petit. Nous avons au sein du groupe Attijariwafa bank une démarche proactive sur ce registre, puisque nous allons au contact des gens pour les inscrire. Avant le Covid, nous avons organisé des caravanes à travers le Maroc pour sensibiliser les auto-entrepreneurs potentiels et leur expliquer les avantages de ce statut.

Nous sommes convaincus que plus les TPE sont formalisées, plus l’environnement dans lequel elles évoluent va s’améliorer, parce qu’elles auront un meilleur accès au crédit, aux services financiers, aux marchés publics, etc.

Maintenant, il faut dire que les auto-entrepreneurs ont été la catégorie qui a le plus souffert dans cette crise parce qu’ils sont vraiment au contact du citoyen. Il s’agit des menuisiers, des plombiers, des réparateurs de paraboles, etc. Avec les gestes barrières, cette crise a réduit leur activité de manière conséquente. Nous les avons donc accompagnés massivement pour les soutenir dans cette crise, avec les produits dédiés à l'auto-entrepreneur et le mécanisme Relance.

- Comment s’annonce 2021 pour vous ?

Nous restons optimistes pour 2021. Il y a la campagne de vaccination qui démarre, on espère que la crise sanitaire sera derrière nous. Nous sommes mobilisés, aux côtés de l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial, pour faire de 2021 une année de relance. Nous mettrons tout en œuvre pour que ce soit le cas. Et nous serons toujours à l’écoute de nos clients pour apporter les solutions les mieux adaptées. Il s’agit d’une réelle volonté de notre groupe de continuer à jouer son rôle d’accompagnement et de soutien à l’économie marocaine.

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M.M.
Le 26 janvier 2021 à 11h32

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