“Montée en puissance des immixtions algériennes” au Sahara, selon un eurodéputé
La responsabilité algérienne dans le prolongement du conflit du Sahara trouve des échos en Europe, au sein du parlement européen.
A titre d’exemple, le 14 février dernier, l’eurodéputé Thierry Mariani, ancien secrétaire d'État puis ministre des Transports français de 2010 à 2012, a alerté sur “la montée en puissance des immixtions algériennes“.
Cette mise en garde figure dans une question écrite posée par ce député. Elle intervient durant une conjoncture où l’État algérien est critiqué par les eurodéputés à cause de la détérioration de la situation des libertés et des violations systématiques des droits de l’Homme.
La chercheuse algérienne Faouzia Zeraoulia, à l’Université de Jijel, située en Petite Kabylie, une région qui aspire à l’émancipation, a de son côté souligné dans un récent article scientifique intitulé “la mémoire de la guerre civile en Algérie: enseignements du passé avec une référence au hirak algérien” et publié sur la prestigieuse revue indexée “Contemporary Review of the Middle East” que l’agitation de dénonciation de la rue algérienne met en exergue “le passé violent, et les émotions qui ont été accumulées à partir d'une telle expérience et les leçons qui ont été apprises par les gens”.
L’Algérie continue à consacrer un activisme diplomatique tourné uniquement à maintenir l’affaire du Sahara et à promouvoir le polisario. Erigé en priorité absolue de la politique étrangère algérienne, ce lobbying au parlement européen n’a pas pu empêcher le Maroc et l’UE d’adopter l’accord sur l’agriculture et de signer l’accord de pêche.
Ces deux accords incluent toutes les régions du Royaume et visent à promouvoir le droit de la population marocaine au développement dans toutes les régions du pays et à contribuer à la lutte socioéconomique contre le terrorisme et l’immigration illégale.