Casablanca: la gestion de la gare Oulad Ziane confiée à une nouvelle SDL
Le Conseil de la ville de Casablanca opte pour la création d'une Société de développement local (SDL) qui se chargera de la gestion de la gare routière d'Oulad Ziane, et dans l'avenir, de toutes les gares routières qui seront construites dans la métropole.
Anarchie, insécurité et saleté. Ce sont les mots qui caractérisent la gare routière d'Oulad Ziane depuis quelques années.
De par sa position centrale dans la chaîne des déplacements des Casablancais, cette gare, qui s’étale sur une superficie de 4 ha et compte 32 guichets, 32 quais et 72 locaux commerciaux, nécessite une remise à niveau afin d’améliorer son fonctionnement et de répondre au mieux aux besoins des usagers.
La SNTL à la rescousse
La décision de créer une SDL dédiée à la gestion de la gare routière Oulad Ziane a été adoptée le 17 octobre, lors de la 2e séance de la session ordinaire du Conseil de la ville de Casablanca.
Cette société sera créée en association avec la Société nationale du transport et de la logistique. La ville sera actionnaire majoritaire (55%). Le reste du capital sera détenu par la SNTL, selon Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville.
La nouvelle SDL se chargera ainsi de contrôler l’accès et la sortie de la gare, traiter les réclamations des voyageurs, les accompagner, les informer et assurer leur sécurité avec les autorités locales. Elle se chargera également du nettoyage et de la maintenance de la gare.
Selon El Omari, la nouvelle SDL, dont les statuts ont été approuvés, aura également à sa charge la gestion de toutes les gares routières qui seront construites dans l'avenir à Casablanca. Selon une source proche du dossier, la ville examine la possibilité de créer trois nouvelles gares routières.
Un modèle de gestion déjà expérimenté
Contacté par Médias 24, Mohammed Bourrahim, 5e vice-président du Conseil de la ville en charge de la mobilité, nous explique que "ce nouveau modèle de gestion a déjà fait ses preuves à Tétouan et à Tanger. Notre but est d’améliorer les services de cette infrastructure", fréquentée par des millions de voyageurs chaque année.
M. Bourrahim souligne par ailleurs que "tout changement en relation avec les transporteurs se fera en consensus avec ces derniers, qui doivent, de leur côté, adhérer à une vision de modernisation". Rappelons que près de 800 autocars transitent chaque jour par la gare.
Par ailleurs, compte tenu de l’état actuel de cette infrastructure, des sources proches du dossier nous confient qu'il n’est pas exclu que la gare soit complètement rasée et reconstruite, ou déplacée vers un autre endroit.
Pour rappel, la gare routière d'Oulad Ziane était gérée par la société Erreda Immobilier jusqu'à 2018. Cette société était en charge de l’exploitation de la gare et de ses annexes depuis fin 2013. Cette même société a géré la gare de 1998 à 2011, qui est restée pendant trois années dans un vide juridique en l’absence d’un délégataire légal.
En 2018, le Conseil de la ville de Casablanca a refusé de reconduire le contrat avec Erreda, et a confié la gestion de la gare à la SDL Casa Transports, pour une période transitoire.
Depuis, plusieurs appels d’offres pour la réhabilitation et la mise à niveau de la gare ont été lancés par la SDL, sans succès. Aucun marché n’a abouti.