Al Amoudi libéré par les autorités saoudiennes
L’ex-PDG de la Samir faisait partie des dizaines d’hommes d’affaires et personnes issues de l'élite politique saoudienne détenus à l'hôtel Ritz-Carlton de Riyad depuis novembre 2017, sur ordre du prince héritier Mohammed Ben Salman.
Plus de 14 mois après son arrestation, dans le cadre de la campagne de répression contre la corruption, l’homme d’affaires saoudien Mohammed Hussein Al-Amoudi a été libéré par les autorités saoudiennes, annonce dimanche 27 janvier Reuters.
L’ex-PDG de la Samir faisait partie des dizaines d’hommes d’affaires et personnes issues de l'élite politique saoudienne détenus à l'hôtel Ritz-Carlton de Riyad depuis novembre 2017, sur ordre du prince héritier Mohammed Ben Salman.
La libération de Amoudi fait suite à celle de plusieurs autres détenus, survenue la semaine dernière. La télévision éthiopienne a été la première à signaler cette libération, selon Reuters, ajoutant qu'un porte-parole du bureau de la famille a déclaré qu’Al Amoudi était rentré chez lui à Jeddah, dans l'ouest du pays.
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a, quant à lui, confirmé l’information sur Twitter, affirmant qu'il avait soulevé la question avec le prince héritier saoudien lors d'un voyage à Riyad en mai 2018.
Ethiopian born Saudi business tycoon Mohammed Alamoudi has been released from prison in Saudi Arabia. It is to be recalled that earlier in 2018, PM Abiy Ahmed traveled to Saudi Arabia & discussed a number of issues with Saudi Crown Price Mohammad Bin Salman. (1) pic.twitter.com/TGSDj7iYUF
— Office of the Prime Minister - Ethiopia (@PMEthiopia) 27 janvier 2019
La veille de sa libération, le 26 janvier 2019, son site officiel a publié une déclaration apaisante confirmant sa détention et annonçant qu'il n'a jamais été maltraité.
Selon la même source, "aucune accusation n'a été retenue contre Mohammed Al Amoudi" qui avait été arrêté par les autorités saoudiennes en novembre 2017.
Son site officiel ajoute que pendant sa détention, ses activités en dehors du Royaume étaient "gérées de manière indépendante et ont continué à suivre la vision et la stratégie énoncées par Mohammed bien avant sa détention".
Selon le Wall Street Journal, Al Amoudi a payé une forte somme pour sa libération. Le journal fait ici allusion aux transactions conclues avec les autorités saoudiennes par les hommes d'affaires arrêtés dans le cadre d'une rafle anti-corruption.
Au Maroc, le tribunal de commerce de Casablanca avait étendu la liquidation de la Samir en novembre dernier, aux principaux dirigeants de cette société, particulièrement Al Amoudi et Ba Amer.
Le tribunal avait fait application de l'article 740 du code de commerce (la dernière version). La procédure sera menée par Abderrafi Bouhamria, juge-commissaire et Abdelkbir Safadi en tant que syndic. Ces mêmes personnes assurent la gestion de la liquidation de la Samir.
Al Amoudi porte une double nationalité: éthiopienne et saoudienne. En Ethiopie, il est traité comme une importante personnalité, finançant des activités politiques et caritatives.