Anass Doukkali défend la politique pharmaceutique de son ministère
Appels d'offres, systèmes d'achat et de distribution des médicaments... A la Chambre des représentants, le ministre de la Santé a défendu la politique pharmaceutique nationale de son département.
Intervenant, lundi 17 décembre, à la Chambre des représentants, le ministre de la Santé, Anass Doukkali a souligné que les marchés publics relatifs aux médicaments sont soumis à un audit interne périodique, mené par l'Inspection générale du ministère et à celui de l'Inspection générale des finances.
"Les marchés sont lancés à travers des appels d’offres ouverts permettant de garantir la transparence et la probité, en présence de commissions compétentes chargées d'appliquer strictement la loi", a-t-il expliqué.
Conscient des contraintes imposées par la loi en terme de durée de la procédure du lancement des marchés qui impacte négativement l’épuisement des stocks de médicaments, le ministre a fait savoir qu’il a été procédé aux marchés-cadres pour une durée de trois ans en vue de résoudre ce problème.
Au niveau de la gestion, le ministre a noté que la chaîne de distribution pharmaceutique est "méticuleusement encadrée, conformément aux lois réglementaires", en l’occurrence la loi sur la pharmacie, mettant l’accent sur deux niveaux de distribution à savoir la distribution centrale et celle régionale et provinciale.
En ce qui concerne la distribution centrale, Anass Doukkali a indiqué que son département adopte le système d’achat central, dans la mesure où les médicaments sont stockés dans des entrepôts situés à Casablanca et Berrechid. Ils sont par la suite distribués au niveau de tous les hôpitaux et délégations de la santé, sous la supervision de pharmaciens et de cadres conformément aux normes de stockage, afin d'éviter l’expiration des produits et parer à la pénurie des médicaments, selon un programme de distribution et les demandes de chaque structure hospitalière.
Aux niveaux régional et provincial, les directions et les délégations se chargent de la distribution des médicaments sous la supervision de pharmaciens et cadres à tous les centres de santé et dispensaires, a-t-il expliqué.
Améliorer la chaîne de distribution
Le département de tutelle, conscient de des contraintes du système de distribution actuel et du problème de stockage, a confié la sous-traitance de la chaîne de distribution au secteur privé en vue "d'assurer son amélioration et d'augmenter sa rentabilité".
Evoquant les mesures prises pour gérer les stocks de médicaments, Doukkali a indiqué que les marchés-cadres seront adoptés en la matière, dans la mesure où cette opération permettra de fournir les médicaments pendant trois ans.
Il sera également procédé à l’adoption d’un système d’achat des kit pour certains programmes tels que l’accouchement et la dialyse et d'un système d'information intégré assurant la bonne circulation des stocks de produits pharmaceutiques. Ainsi, tous les intervenants pourront accéder aux stocks centraux et régionaux pour pouvoir utiliser "rationnellement" et échanger les stocks entre régions et provinces. Un système de sous-traitance sera également adopté pour la chaîne de distribution, a-t-il dit.
(Avec MAP)